L'aéroport de Gatineau utlise mal ses hangars, affirme Aviation Zoulou.

L'aéroport de Gatineau se priverait de revenus importants

Les promoteurs d'Aviation Zoulou, Carole et David St-Onge, qui ont un projet d'investissement de près d'un million de dollars à l'aéroport de Gatineau, estiment que la direction utilise mal les deux immenses hangars qui sont sur ses terrains et se prive ainsi de revenus importants.
Le concept proposé par Aviation Zoulou ressemble beaucoup à ceux des condos industriels, mais aménagés pour héberger des avions. De l'extérieur, cela ressemble à un hangar, mais il s'agit en fait de 10 ou 12 espaces individuels, séparés par des murs. Les propriétaires d'avions peuvent y entreposer leur appareil, aménager les lieux à leur guise et avoir un accès rapidement à leur aéronef. 
C'est le deuxième projet d'investissement privé qui fait surface à l'aéroport de Gatineau et qui semble piétiner depuis plusieurs mois, voire des années dans le cas d'Aviation Zoulou. En décembre dernier, Le Droit révélait que Jonathan Blais, propriétaire de Blais aéronautique, le plus important mécanicien à travailler à l'aéroport de Gatineau, n'arrivait pas à s'entendre avec la direction pour mener à terme son projet d'investissement pour un atelier mécanique estimé à environ un million de dollars. 
« Notre projet de hangars privés permettrait à l'aéroport de faire de la place dans ses hangars 3 et 4, explique David St-Onge. Cela donnerait l'occasion à l'aéroport d'héberger de plus gros jets qui souhaiterait atterrir à Gatineau, donc d'engranger des revenus importants. Actuellement, la direction de l'aéroport préfère entasser des petits avions dans ses hangars alors qu'ils sont conçus surtout pour entreposer de plus gros appareils. »
M. St-Onge, lui-même propriétaire d'un aéronef, soutient que plusieurs pilotes de ces plus gros appareils aimeraient utiliser l'aéroport de Gatineau. « Nous sommes dans la capitale fédérale, rappelle-t-il. Des avions comme ça, il en vient dans la région. Mais il n'y a pas un pilote qui va accepter de laisser un avion de 10 millions $ à l'extérieur. Notre projet serait complémentaire à l'offre de l'aéroport en lui permettant de toucher des revenus qui lui échappent actuellement parce que ces pilotes vont simplement atterrir ailleurs. »