L’action de Shopify a effacé mercredi 16,75 $, soit 11,5 pour cent, pour clôturer à 128,95 $ à la Bourse de Toronto.

L’action de Shopify plonge

L’action de Shopify a plongé de plus de 11 pour cent mercredi, après la publication d’un rapport de recherche qui accusait le créateur d’une plateforme de commerce électronique d’exploiter ses activités en marge de la loi.

«Ceci n’est pas une entreprise de 11 milliards $», a affirmé Andrew Left, directeur de rédaction du site web de recherche financière Citron Research, dans une vidéo où il affirme que le modèle d’affaires de Shopify (TSX:SHOP) ne se conforme pas aux normes établies par la Commission fédérale du commerce (FTC) des États-Unis.

La société «est passée maître dans les bonnes vieilles combines pour s’enrichir rapidement», a-t-il affirmé, comparant ses pratiques à celles d’Herbalife.

La FTC a récemment terminé une enquête de deux ans sur l’entreprise de vente directe de suppléments alimentaires à la suite d’accusations voulant qu’elle soit exploitée comme une combine pyramidale. La FTC a ordonné à Herbalife de restructurer ses activités américaines et de payer un règlement de 200 millions $ US, sans toutefois conclure qu’il s’agissait d’un système de vente pyramidale.

L’action de Shopify a effacé mercredi 16,75 $, soit 11,5 pour cent, pour clôturer à 128,95 $ à la Bourse de Toronto. À la Bourse de New York, son action a plongé de 13,51 $ US à 103,30 $ US.

M. Left, un investisseur activiste qui pratique la vente à découvert et a déjà utilisé Citron Research pour faire bouger les actions de Valeant et BlackBerry, a calculé que la valeur de l’action devrait être d’environ 60 $ US, avant toute action potentielle entreprise par la FTC.

Il se demande combien d’entreprises, parmi les 500 000 clients de Shopify, sont légitimes. Selon lui, les partenaires de la société recrutent des marchands en leur promettant des emplois autonomes et des revenus de plusieurs millions de dollars. M. Left souligne notamment certains contenus sur le site internet et les réseaux sociaux de Shopify, comme une déclaration voulant que 2700 personnes deviennent millionnaires chaque jour et un échantillon de lettre de démission.

Une porte-parole de Shopify, Sheryl So, a indiqué dans un courriel que l’entreprise «n’avait pas de commentaire à faire au sujet de Citron Research».

Le directeur par intérim des affaires publiques de la FTC, Peter Kaplan, a indiqué dans un courriel que la politique de la commission prévoyait qu’elle ne commente pas au sujet d’entreprises ou d’allégations précises.

Shopify s’est inscrite à la cote des Bourses de Toronto et de New York lors d’un premier appel public à l’épargne en mai 2015. Il avait ainsi engrangé 131 millions $ US, soit davantage que prévu.

Les vendeurs à découvert, qui s’intéressent aux titres qu’ils jugent surévalués et tentent de profiter de leur éventuelle baisse, ont ciblé l’action de Shopify depuis.

Sur le TSX, quelque 367 000 actions, soit moins d’un pour cent des titres de l’entreprise en circulation, ont été vendues à découvert. À New York, environ 5,25 pour cent des actions de Shopify, soit 4,1 millions de titres, l’ont été.