Vendredi, un groupe dirigé par le président exécutif de HBC, Richard Baker, a haussé son offre pour le détaillant à 11 $ par action.

L’action de HBC bondit de 9,7%

L’action de la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC) a bondi de 9,7 % lundi, dans la foulée de la conclusion d’une entente qui a semblé mettre un terme à une lutte de plusieurs mois pour le contrôle de la société.

Le titre du détaillant a grimpé de 96 cents pour clôturer à 10,84 $ à la Bourse de Toronto.

Cette progression est survenue après qu’un groupe dirigé par le président exécutif de HBC, Richard Baker, a haussé son offre pour le détaillant à 11 $ par action, tard vendredi soir.

L’offre modifiée a été approuvée par l’actionnaire dissident Catalyst Capital Group, qui contrôle environ 17,5 % des actions ordinaires de la société. L’actionnaire minoritaire a conclu une entente de vote et de soutien avec HBC et les actionnaires à l’origine de l’offre de privatisation.

Catalyst s’est dite « heureuse » de soutenir cette offre, qui est « bien au-dessus » du premier prix de 9,45 $ par action proposé par le groupe dirigé par M. Baker, a souligné Gabriel de Alba, directeur général et partenaire de Catalyst, dans un communiqué publié vendredi.

La société de financement par capitaux propres avait eu recours à plusieurs stratégies pour bloquer l’offre du groupe de M. Baker, notamment en proposant une offre concurrente de 11 $ par action et en contestant l’offre de M. Baker devant la Commission des valeurs mobilières de l’Ontario. Cette dernière avait finalement obligé HBC et le groupe de M. Baker à fournir plus d’information avant de procéder à un vote des actionnaires sur sa proposition.

Le vote des actionnaires de HBC devrait maintenant avoir lieu en février. Pour que le groupe de M. Baker puisse conclure sa transaction, il devra obtenir au moins 75 % des votes de tous les actionnaires et une simple majorité des votes des actionnaires minoritaires, incluant Catalyst.

Dans sa déclaration, Catalyst a indiqué qu’il avait le droit de retirer son soutien à l’offre dans certaines circonstances, notamment si HBC ne dépose pas sa circulaire de sollicitation de procurations modifiée et la poste aux actionnaires d’ici le 14 février.

David Leith, président d’un comité spécial du conseil d’administration de HBC formé pour examiner l’offre de privatisation initiale de M. Baker et d’autres offres, a affirmé qu’il « souhaitait féliciter Catalyst pour son approche constructive en vue de conclure une transaction, ce qui, selon nous, représente l’intérêt supérieur de la société et des actionnaires minoritaires. »

Mark Petrie, analyste de Marchés mondiaux CIBC, a écrit lundi dans une note que l’accord et l’entente modifiés avec Catalyst « suppriment le dernier obstacle à la transaction de privatisation ».

Marchés mondiaux CIBC estime qu’aucune offre concurrentielle n’est à venir et a fait passer son cours cible pour le titre de la société de 10,25 $ à 11,00 $.

Un obstacle potentiel subsiste dans une poursuite déposée au début décembre devant la Cour supérieure de l’Ontario.

Le gestionnaire d’investissement de New York, Ortelius Advisors et Pangea Ventures, un actionnaire de HBC, ont intenté l’action contre HBC, M. Baker et Rupert Acquisition, qui représente les actionnaires restants.

La poursuite tente de bloquer l’offre de privatisation.

Selon le document de la poursuite, l’offre est sous-évaluée et « les défendeurs ont délibérément engagé des actions qui ont empêché une juste expression de la valeur du marché de HBC en raison du calendrier délibéré des divulgations, des informations trompeuses et d’une offre structurée qui n’autorise aucune concurrence ».

Aucune des affirmations n’a été prouvée devant les tribunaux.

Un porte-parole d’Ortelius a affirmé que le cabinet allait toujours de l’avant avec le litige malgré le développement de vendredi. Les représentants des accusés n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.