La tempête de l’Halloween a coûté plus de 250 M $

La Presse Canadienne
La tempête qui a balayé l’est du pays le soir de l’Halloween a causé des dommages assurés de plus de 250 millions $, a indiqué mardi le Bureau d’assurance du Canada (BAC).

Le Québec a été le plus touché par les pluies diluviennes et les vents violents, avec des dommages estimés à 189 millions $, a calculé le BAC. L’Ontario suivait avec 55 millions $ de dommages.

Dans les provinces maritimes, la tempête, qui s’est déroulée entre le 30 octobre et le 1er novembre, a entraîné des dommages assurés totalisant 5,6 millions $, dont 3 millions $ au Nouveau-Brunswick et 2 millions $ en Nouvelle-Écosse.

Les régions de Niagara et de Montréal ont été les plus durement touchées, a précisé l’organisation, «tant pour les dégâts causés par le vent que par l’eau».

Les Cantons de l’Est ont enregistré les plus fortes accumulations de pluie, soit 109 millimètres à Strattord et 93 millimètres à Sherbrooke. Montréal et Laval ont toutes deux enregistré 63 millimètres et la ville de Québec a reçu 71 millimètres.

De violents vents ont soufflé sur le sud du Québec. En plus de causer la chute d’arbres, endommager des toitures et d’entraîner la fermeture de routes, ceux-ci ont causé des pannes de courant, privant près d’un million de clients d’Hydro-Québec d’électricité.

Les rafales ont atteint 105 km/h à Montréal et 104 km/h à Trois-Rivières. Au Canada atlantique, des rafales de 107 km/h et 100 km/h ont respectivement été ressenties à Wreckhouse et St. John’s, Terre-Neuve-et-Labrador.

L’aéroport Stanfield à Halifax a enregistré une rafale maximale de 102 km/h et Charlottetown a enregistré des rafales de 91 km/h.

Dans le sud de l’Ontario, les rafales les plus rapides, de 129 km/h, ont été observées à Port Colborne, sur la rive du lac Érié.

Le BAC a indiqué observer une augmentation phénomènes météorologiques extrêmes et des coûts qui y sont liés, en profitant pour appeler à une augmentation des investissements des gouvernements pour atténuer les répercussions de ces événements.

«En tant que société, nous devons nous adapter à ce climat changeant qui entraîne une augmentation des événements météorologiques extrêmes», a affirmé dans un communiqué le directeur des communications du BAC pour le Québec, Pierre Babinsky.

«De meilleurs codes du bâtiment, une sensibilisation accrue au risque et des améliorations à l’infrastructure sont nécessaires pour renforcer la résilience de nos collectivités.»