Yves Laflamme, le grand patron de Résolu, a souligné les progrès de son entreprise quant à la santé et à la sécurité au travail.

La sécurité continue de s’améliorer chez Résolu

La sécurité au travail au sein de l’entreprise Résolu continue toujours de s’améliorer a fait savoir le président et directeur général de l’entreprise Yves Laflamme.

Lors d’une conférence de presse à l’hôtel V mardi soir, M. Laflamme a souligné le progrès que Résolu a fait au niveau de la santé et de la sécurité au travail au cours des dernières années. Selon les données présentées, en 2007, 520 employés du groupe Résolu ont été victimes d’un accident de travail.

En 2017, le nombre de blessés s’élevait à 53 alors que cette année, en 2018, on en compte actuellement 15. Si la tendance se maintient, on compterait donc 36 incidents au travail chez Résolu d’ici la fin de l’année, soit une baisse de 32 % par rapport à l’année dernière.

« La sécurité, il faut que ce soit la première chose qu’on fait, a mentionné M. Laflamme. Parfois, on est un peu drastique, mais la bonne nouvelle c’est que ça fonctionne. »

Le PDG de Résolu a aussi fait part du nouveau record d’entreprise établi par la scierie de Maniwaki en termes de sécurité au travail. La scierie Résolu de Maniwaki a franchi le cap des deux millions d’heures sans accident de travail, ce que M. Laflamme a qualifié de « spectaculaire ».

« Deux millions d’heures c’est 12 ans. C’est assez spectaculaire ! C’est la première fois qu’il y a une installation dans la compagnie qui atteint le deux millions d’heures », a-t-il souligné.

L’enjeu du dossier américain
À en croire les propos de M. Laflamme, la facture de la compagnie Résolu s’élèverait à près de 240 millions $ d’ici la fin de l’année 2018 en taxes et dépôt au trésor américain.

« Ça fait beaucoup d’argent aux avocats américains, mais on continue de travailler à ce niveau-là, a-t-il lancé. Ça devient trop simple. Tu te fais dire que tu subventionnes ton industrie ou que tu fais du dumping et qu’à la fin tu vas faire un chèque à celui qui se plaint et tout d’un coup tu n’en fais plus. Ce n’est pas nécessairement comme ça que ça devrait fonctionner », a-t-il ajouté en faisant référence à une entente tarifaire entre Verso, Port Hawkesbury et Irving sur le papier exporté aux États-Unis.

Toutefois, même si Résolu n’a pas voulu embarquer dans cette entente, la compagnie pourrait se voir verser 87 millions $ dans ses coffres au cours des prochains mois.

« S’il y a évocation du cas, ce que je pense qu’il va arriver, on pourrait être remboursé pour nos dépôts puisqu’ils ne peuvent pas seulement rembourser ceux qui ont fait un accord », a précisé le PDG de Résolu.

M. Laflamme a conclu la conférence de presse en affirmant qu’il allait visiter l’usine Résolu de Gatineau pour la première fois mercredi.