En vertu d’une entente annoncée mercredi, la future SQDC utilisera une plateforme conçue par Orckestra, une filiale de Technologies Interactives Mediagrif, établie à Longueuil.

La SAQ retient une entreprise québécoise

MONTRÉAL — La Société des alcools du Québec (SAQ) a opté pour la technologie d’une entreprise québécoise pour vendre de la marijuana en ligne une fois qu’il sera possible d’en consommer légalement à des fins récréatives au Canada.

En vertu d’une entente annoncée mercredi, la future Société québécoise du cannabis (SQDC) utilisera une plateforme conçue par Orckestra, une filiale de Technologies Interactives Mediagrif, établie à Longueuil.

Selon le président d’Orckestra, Louis Fournier, l’entreprise a été en mesure de se démarquer de ses concurrents en proposant un modèle capable d’intégrer une multitude d’informations pour répondre à des questions que peuvent se poser les consommateurs.

« Il y a la présence d’un aspect catalogue dans la navigation afin d’acheter le produit en ligne, a-t-il expliqué au cours d’un entretien téléphonique. Nous sommes fiers du fait qu’une technologie développée au Québec ait été sélectionnée. On ignore par contre si cela a pesé dans la balance. »

La valeur du contrat n’a pas été dévoilée, mais il s’agit d’un «mandat important» pour Orckestra -–qui compte des détaillants comme Sobeys, Sports Experts et Mondou parmi ses clients – a souligné M. Fournier.

Sans dévoiler le nom des autres entreprises finalistes, un porte-parole de la SAQ, Mathieu Gaudreault, a indiqué par courriel que la société d’État avait tranché après avoir analysé trois propositions. Le monopole d’État a opté pour la filiale de Mediagrif alors que dans d’autres provinces, comme l’Ontario et la Colombie-Britannique, ce type de mandat a été confié à la société ontarienne Shopify.

À la Bourse de Toronto, l’annonce a fait bondir le titre de Mediagrif, qui a pris 4,92 %, ou 54 cents, pour clôturer à 11,52 $.

Un site populaire
M. Fournier est bien conscient que ce contrat est particulier. La plateforme d’Orckestra pour la SQDC risque d’être fortement sollicitée dès que l’usage récréatif du cannabis sera légal, à compter du 17 octobre.

« C’est certain qu’il y aura une forme de curiosité des gens, a dit M. Fournier. C’est difficile de savoir à quel point le commun des mortels voudra acheter du cannabis, mais on s’attend à ce qu’il y ait beaucoup de trafic en ligne. »

En plus d’essais actuellement réalisés à l’interne, le dirigeant d’Orckestra a rappelé que la plateforme de l’entreprise avait déjà été mise à l’épreuve avec succès lors d’événements comme le « vendredi fou » et le « cyberlundi », où l’achalandage en ligne est beaucoup plus élevé qu’à l’habitude.