La Ville de Gatineau a bon espoir de pouvoir maintenir la saison des marchés publics sur son territoire, cet été, malgré toutes les restrictions engendrées par la COVID-19.
La Ville de Gatineau a bon espoir de pouvoir maintenir la saison des marchés publics sur son territoire, cet été, malgré toutes les restrictions engendrées par la COVID-19.

La saison des marchés publics serait maintenue à Gatineau

La Ville de Gatineau a bon espoir de pouvoir maintenir la saison des marchés publics sur son territoire, cet été, malgré toutes les restrictions engendrées par la COVID-19.

«Nos indications sont qu’ils pourront avoir lieu, mais dans le respect des consignes de santé publique, a indiqué au Droit la conseillère du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette. On regarde les choses évoluer, mais nous avons la volonté de conserver les marchés publics cet été parce que ça répond à un besoin important d’acheter local et d’encourager nos producteurs locaux.»

Les échos sont aussi positifs du côté de la direction des marchés publics du Vieux-Hull et du Plateau. La directrice générale des deux marchés, Dominique Myre, affirme travailler depuis des semaines avec la Table agroalimentaire de l’Outaouais, l’Association des marchés publics du Québec et le ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) pour trouver une solution.

«On travaille à développer des critères sanitaires que les marchés pourront suivre à la lettre, explique-t-elle. On regarde comment on pourra faire ça en toute sécurité pour les producteurs et leurs communautés afin de fournir des aliments locaux aux gens. On attend des indications claires du MAPAQ d’ici la fin de la semaine. C’est certain qu’il y aura des dispositifs qu’on n’aura jamais vu à mettre en place dans nos marchés. Il faudra limiter les rapprochements, avoir des stations pour le lavage des mains, peut-être refuser l’argent comptant, mais si les épiceries sont capables, les marchés publics à l’extérieur seront aussi capables de s’ajuster.»

Évidemment, certains événements qui se déroulaient souvent en marge des marchés publics pourraient devoir être abandonnés. Mme Marquis-Bissonnette rappelle que des activités de yoga, de skateboard et de musique étaient régulièrement organisées lors des journées de marché dans le Plateau. «Tout ça est sur la glace pour le moment, dit-elle. Le service des arts et de la culture tente de voir comment il pourra livrer son offre de service, notamment dans les parcs, mais il n’y a rien de décidé pour l’instant.»

Mme Myre ajoute que la vitrine offerte par les marchés publics aux producteurs est très importante et elle se dit convaincue que ce n’est pas la distanciation sociale qui refroidira les consommateurs. «Les gens seront tellement contents de pouvoir sortir un peu de leur confinement et de retourner voir leurs producteurs locaux, dit-elle. Ils respecteront les règles. Peut-être qu’ils ne pourront pas tapoter leurs radis avant de les acheter, mais je suis convaincue qu’ils seront heureux de revenir dans leur marché public. On va pouvoir faire de beaux marchés malgré la distanciation sociale.»

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Le marché public du Plateau officiellement reconnu par la Ville

Le marché public du Plateau verra son avenir être solidifié, ce mardi, par l’accord prévu du conseil municipal à la signature d’un protocole d’entente entre la Ville et l’organisme Agriculture urbaine CBIO. 

Depuis deux ans, ce marché public qui a lieu tous les samedis de l’été au parc Central n’a cessé de gagner en popularité. La conseillère du quartier, Maude Marquis-Bissonnette, rendait possible la tenue de ce marché public grâce à ses fonds discrétionnaires depuis sa création. La signature du protocole d’entente ne changera pas grand-chose sur le terrain, mais les fonds qui seront versés, à savoir 25 000 $ par année, proviendront maintenant directement du budget de la Ville. 

«C’est une bonne nouvelle parce que ça lui donne le même statut que les marchés du Vieux-Hull ou celui de la rue Principale, à Aylmer, note Mme Marquis-Bissonnette. Le protocole sera d’une durée d’un an parce que la Ville souhaite renouveler, en même temps, l’an prochain, tous ses protocoles avec les marchés publics.»

La directrice générale du marché, Dominique Myre, précise que ce protocole d’entente permettra de se projeter plus facilement dans l’avenir. «Ça permettra de faire une planification à long terme plus facilement, dit-elle. Ça montre aussi le sérieux qu’accorde la Ville de Gatineau aux marchés publics et ça nous évite de devoir tout recommencer à zéro chaque année.»

Le marché du Plateau a connu une popularité immédiate lors de sa création en 2018. Entre 800 et 1000 personnes s’y rendent chaque samedi, selon des données fournies par la conseillère.

«Il fonctionne très bien, il est très apprécié de la clientèle, dit-elle. Il n’entre pas en compétition avec celui du centre-ville ou celui d’Aylmer parce que la clientèle est très locale. La pression est plus sur les producteurs qui doivent déployer des ressources pour tenir des marchés les jeudis, samedis et dimanches. La demande pour les produits locaux, de chez nous, frais et biologiques est très grande.»

L’édition 2020 du marché du Plateau devait se tenir à la place publique au centre du projet Agora, de l’autre côté du parc Central, mais la pandémie a forcé la fermeture de tous les chantiers de construction. Le parc Central demeure l’hôte du marché public cette année, a fait savoir Mme Marquis-Bissonnette. «Tant les producteurs que la clientèle apprécient que ce soit dans le parc Central, note-t-elle. On pourra toujours rectifier le tir dans le futur et le déplacer sur la place publique.»