La région de Québec toujours championne de l'emploi au Canada

Même si le taux de chômage a très légèrement augmenté en septembre par rapport au mois précédent — il est passé de 3,8% à 4% — la région de Québec demeure la championne de l’emploi au pays.

Selon Statistique Canada, qui dévoilait, vendredi, les résultats mensuels de son Enquête sur la population active, la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec — qui couvre essentiellement le territoire des villes de Québec et de Lévis — a enregistré une perte de 900 emplois en septembre par rapport au mois d’août.

La région comptait, le mois dernier, 436 500 emplois.

Toutefois, le portrait pour les neuf premiers mois de 2017 est positif. 

En effet, la RMR de Québec comptait 4500 emplois de plus qu’au terme du deuxième trimestre de 2016.

Dans la Belle Province, par contre, le troisième trimestre se termine «sur une fausse note», rapporte l’économiste principale du Mouvement Desjardins, Joëlle Noreau.

Le Québec a enregistré un recul de 7600 emplois le mois dernier. 

Le taux de chômage, lui, baisse de 6,1% à 6%. 

Un recul qui s’explique, selon Mme Noreau, par une diminution de 12 400 personnes de la population active, «ce qui assombrit la nouvelle baisse du taux de chômage.» Des gens qui, pour une raison ou une autre, ont cessé de chercher un gagne-pain.

«S’agit-il d’une pause pour le Québec?» questionne l’économiste.

«L’année 2017 n’est pas close: il reste trois mois à couvrir et bien de soubresauts peuvent se produire. L’incertitude entourant les négociations sur l’Accord de libre-échange nord-américain pourrait ralentir le rythme d’embauche. Par contre, la mise en œuvre de l’Accord de libre-échange canadien sur le commerce interprovincial en juillet et tout récemment, celui avec l’Europe pourrait soutenir le marché du travail. Les prochains mois le diront.»

Au Canada, le marché du travail a présenté de bons résultats en septembre avec la création de 10 000 emplois.

Le taux de chômage, lui, n’a pas bougé par rapport au mois dernier affichant 6,2%.

Est-ce dire que l’économie canadienne se porte bien?

«D’autres indicateurs économiques, dont les exportations, laissent croire que l’économie connaît actuellement quelques difficultés momentanées», indique Benoit. P. Durocher, économiste principal au Mouvement Desjardins. «Dans ces conditions, la Banque du Canada pourrait opter pour un statu quo de ses taux d’intérêt lors de sa rencontre d’octobre.»

Aux États-Unis, pendant ce temps, les ouragans Harvey et Irma ont fait perdre 33 000 le mois dernier, principalement dans l’industrie touristique.

En dépit de ces pertes d’emplois, le taux de chômage a reculé de deux dixièmes de point de pourcentage par rapport au mois précédent, pour s’établir à 4,2%.

Avec Reuters