L’an dernier, les pêcheurs canadiens avaient ramené 30 500 tonnes de homard, pour une valeur totale de 493 millions $, vraisemblablement la deuxième meilleure récolte de leur histoire, après celle de 2015-2016 (567 millions $). Plus de 60 % de ces prises sont faites en Nouvelle-Écosse.

La pêche au homard ouverte en Nouvelle-Écosse

YARMOUTH — Des centaines de petits bateaux ont pris le large aux aurores, mardi, sur les côtes de la Nouvelle-Écosse, pour l’une des plus lucratives récoltes halieutiques au pays : la pêche aux homards.

Le ministère fédéral des Pêches et des Océans estime que 1500 bateaux ont pris le large mardi dans l’obscurité du petit matin d’automne — soit sensiblement le même nombre que l’an dernier. Selon la porte-parole, Debbie Buott-Matheson, on parle de 5200 capitaines et membres d’équipage, en plus des flottilles de Pêches et Océans Canada qui supervisent l’opération et assurent la sécurité des marins pêcheurs.

La mise à l’eau des casiers à homards avait été reportée d’une journée cette année à cause des forts vents, mais selon Mme Buott-Matheson, aucun incident n’était signalé mardi. Les homardiers pourront remonter leurs cages à compter de 0 h 1, mercredi.

L’an dernier, les pêcheurs canadiens avaient ramené 30 500 tonnes de homard, pour une valeur totale de 493 millions $, vraisemblablement la deuxième meilleure récolte de leur histoire, après celle de 2015-2016 (567 millions $). Plus de 60 % de ces prises sont faites en Nouvelle-Écosse.

Mme Buott-Matheson rappelle que cette opération peut être déterminante pour les pêcheurs, qui peuvent souvent assurer en peu de temps leur gagne-pain pour l’année.

Geoff Irvine, directeur du Conseil canadien du homard, croit que le convoité crustacé pourrait profiter dès cette année de l’élimination des tarifs douaniers de 8 % imposés jusqu’ici aux exportations vers l’Europe, en vertu du nouvel Accord économique et commercial global.