La première sous-gouverneure de la Banque du Canada, Carolyn Wilkins.

La numéro 2 de la Banque du Canada plaide en faveur d'une plus grande diversité

TORONTO — La première sous-gouverneure de la Banque du Canada a plaidé vendredi pour une plus grande diversité à la table des prises de décisions politiques, afin d'éviter de se retrouver dans une «chambre d'écho» qui renforce toujours les mêmes opinions.

Carolyn Wilkins a noté que, même si, à première vue, une telle chose pouvait sembler sans intérêt pour une banque centrale, le rôle de la Banque du Canada dans les projets économiques modernes — incluant la gestion d'actifs de cryptomonnaies — exigeait une plus grande diversité d'idées.

La sous-gouverneure de la banque centrale s'exprimait dans le cadre d'un panel organisé par Women's Forum Canada en prévision du sommet du G7 sur les avantages d'une économie inclusive et les difficultés dans l'atteinte de cet objectif.

Selon Mme Wilkins, la Banque du Canada a fait elle-même fait des progrès à ce chapitre, puisqu'environ la moitié de ses quelque 1700 employés sont actuellement des femmes. Ces dernières restent néanmoins moins présentes dans les rôles liés aux études économiques et à la finance.

Cependant, a ajouté la sous-gouverneure, le système d'éducation doit encourager une plus grande diversité dans les secteurs de la science, de la technologie, du génie et des mathématiques.

De façon plus large, la croissance des inégalités dans la société est une source d'inquiétude puisqu'elle entraîne une plus grande volatilité dans la croissance économique et érode la confiance envers les institutions, a-t-elle fait valoir.