Le ministre des Finances, Joe Ceci, a réagi à la décote en rappelant que l’Alberta affichait toujours le plus solide ratio de la dette au produit intérieur brut parmi les provinces et que la note de crédit de l’Alberta se classait toujours parmi les plus élevées au Canada.

La note de crédit de l’Alberta abaissée

EDMONTON — L’Alberta a vu sa note de crédit être abaissée de nouveau, 24 heures après que la province eut confirmé qu’elle était toujours en voie d’afficher un déficit budgétaire de 10,3 milliards $ pour l’exercice financier en cours.

L’agence de notation DBRS a indiqué avoir abaissé la note à long terme de l’Alberta, la faisant passer de AA (élevé) à AA, tandis qu’elle a ajusté ou maintenu ses autres indicateurs dans une perspective négative.

Selon l’agence, cette décote est attribuable aux importants déficits d’exploitation et à la rapide croissance de la dette de la province, qui devrait franchir le cap des 42 milliards $ d’ici le printemps.

L’Alberta a fait l’objet de plusieurs décotes ou avertissements des agences de notation avec le changement de direction fiscale opéré par la première ministre néo-démocrate Rachel Notley depuis 2015.

Même si l’économie a été plombée par la faiblesse des prix du pétrole brut, le gouvernement Notley a fait valoir qu’il était logique, à court terme, de contracter une dette pour financer des projets d’infrastructures retardés depuis longtemps.

Le ministre des Finances, Joe Ceci, a réagi à la décote en rappelant que l’Alberta affichait toujours le plus solide ratio de la dette au produit intérieur brut parmi les provinces et que la note de crédit de l’Alberta se classait toujours parmi les plus élevées au Canada.

« La mise à jour économique dévoilée hier démontre que l’économie de l’Alberta croît plus rapidement que prévu, que le déficit est en baisse et que d’importantes économies de coûts ont lieu », a affirmé dans un communiqué le ministre Ceci.

« Le gouvernement continuera d’adopter une approche soutenue et responsable qui évitera les coupes extrêmes et risquées qui nuiraient aux familles, coûteraient des emplois et nuiraient à notre reprise. »