Selon Brandon Stranzl, le processus des créanciers, entrepris en juin, avait été structuré davantage comme une vente que comme une reprise dès le départ.

La liquidation semblait la meilleure solution

L’ancien président exécutif de Sears Canada affirme que son plan visant le rachat du grand détaillant en difficulté était bien réfléchi, mais que le processus de protection des créanciers avait une préférence pour la liquidation de l’entreprise.

Selon Brandon Stranzl, le processus des créanciers, entrepris en juin, avait été structuré davantage comme une vente que comme une reprise dès le départ.

« Tout le monde voulait une solution de poursuite d’exploitation qui aurait sauvé les emplois, mais il y a eu plusieurs obstacles et plusieurs règles qui semblaient exister pour s’y opposer », a-t-il indiqué lundi aux journalistes, lors d’une conférence de presse.

M. Stranzl a discuté pendant plusieurs semaines avec le détaillant dans l’espoir de conclure un accord pour le racheter et poursuivre son exploitation, mais aucune entente n’a été conclue. Sears Canada a entamé, le 19 octobre, une vente de liquidation à ses quelque 130 magasins restants à travers le pays.

Le détaillant a obtenu, plus tôt en octobre, le feu vert d’une cour ontarienne pour aller de l’avant avec une liquidation complète, une décision qui privera 12 000 employés supplémentaires de travail.

L’ancien dirigeant a indiqué que le processus, qui s’est déroulé en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC), avait été structuré de façon « inhabituelle » notamment parce que le détaillant déclarait d’importantes pertes d’exploitation.

Selon lui, après son départ de la direction pour se concentrer sur son offre d’acquisition, il n’y avait plus de leadership au sein de l’entreprise pour tenter d’en arriver à une solution qui aurait permis à Sears de garder ses portes ouvertes.

M. Stranzl, qui a démissionné du conseil d’administration de Sears Canada le 16 octobre, s’est dit attristé par le sort des milliers d’employés de Sears Canada, qui ont perdu leur emploi ou le perdront bientôt.

« Cela a laissé un très grand trou et une blessure dans mon propre cœur, et j’ai beaucoup de chagrin pour ces personnes », a-t-il affirmé.

« Et j’ai consacré beaucoup de temps à cette entreprise et j’y ai vraiment mis tout mon cœur et toute mon âme, alors c’est très difficile pour moi de voir cela se terminer de la sorte. »