Benoit Desjardins et Robin Martel, du bureau régional d'Investissement Québec, ainsi que la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, et le président-directeur général de la Laiterie de l'Outaouais, Georges Émond.

La Laiterie de l’Outaouais propriétaire de ses locaux

Après avoir dévoilé sa nouvelle image et un investissement de 700 000 $ pour offrir des contenants de lait en carton la semaine dernière, la Laiterie de l’Outaouais a annoncé, lundi, l’acquisition des locaux et des améliorations locatives à l’usine située sur le boulevard Industriel à Gatineau, un projet évalué à plus de 4,2 millions $.

Stéphanie Vallée, ministre de la Justice et responsable de la région de l’Outaouais, a confirmé une aide financière totalisant 1,68 million $ pour ce projet, comprenant un prêt remboursable sans intérêt de 840 000 $ par le biais du programme ESSOR du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, ainsi que d’un prêt remboursable avec intérêt de 840 000 $ d’Investissement Québec. En plus de cet appui financier, Québec avait aussi offert 280 000 $ pour aider à l’achat de l’équipement spécialisé pour encartonner le lait annoncé la semaine dernière, autre projet qui a aussi l’aide fédérale, devant permettre à la laiterie de développer le marché ontarien.

« En aidant la Laiterie de l’Outaouais à acquérir de nouveaux équipements et à adapter ses installations, nous permettons à une entreprise de notre région d’améliorer sa productivité et de demeurer ainsi compétitive sur le marché de l’alimentation. Des projets comme celui-ci sont importants pour notre économie et pour assurer le rayonnement de l’industrie agroalimentaire de l’Outaouais et du Québec » a déclaré la ministre Vallée lors d’une conférence de presse tenue à l’usine en présence d’employés et de nombreux dignitaires.

Sentiment d’appartenance

« C’était une option qui était dans nos plans après sept ans. L’achat des locaux va nous permettre d’avoir un plus grand sentiment d’appartenance et c’est un signe que nous sommes sur la bonne voie. C’est la firme Multivesco qui avait pris le risque en construisant l’usine au départ. Ils ont cru en nous. Et aujourd’hui, nous les remercions sincèrement, car sans eux, tout cela n’aurait pas été possible. Ici, nous avons la microlaiterie la plus moderne au Québec et c’est ce qui nous permet d’offrir des produits de qualité avec la plus grande fraîcheur », a expliqué Georges Émond, président-directeur général de la Laiterie de l’Outaouais.

Patrick Duguay, directeur général de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides, un des pionniers de cette aventure, voit dans l’acquisition des locaux un autre jalon important pour la laiterie devenue un fleuron québécois, avec ses 28 employés et ses 700 consommateurs membres actionnaires de la coopérative.

« Après la fermeture de la Laiterie Château, des employés parlaient de relancer la laiterie pour retravailler. Nous avions parlé de relance avec mon ami Maxime Pedneaud-Jobin, et Antoine Normand avait eu l’idée de lancer une coop. Georges Émond, qui venait de Maniwaki, parlait du lait comme de l’or blanc et ne comprenait pas qu’il n’y avait plus de laiterie ici. La question environnementale a rallié beaucoup de gens, puisque le lait d’ici devait aller jusqu’à Montréal, puis revenir, ce qui représentait une distance de 70 000 kilomètres par an, un impact important sur les gaz à effet de serre », a raconté
M. Duguay.