Le ministre du Commerce, Bruce Ralston, a affirmé que les démarches entreprises par l'Alberta menaçaient les moyens de subsistance des familles qui ont travaillé à bâtir l'industrie du vin en Colombie-Britannique.

La Colombie-Britannique conteste formellement l'embargo sur le vin

VANCOUVER — Le gouvernement de la Colombie-Britannique a lancé une contestation formelle de l'interdiction par l'Alberta de l'importation de vins britanno-colombiens.

La Colombie-Britannique a indiqué lundi avoir prévenu l'Alberta qu'elle sollicitait formellement des consultations en vertu du processus de règlement des différends de l'Accord de libre-échange canadien (ALEC).

Le ministre du Commerce, Bruce Ralston, a affirmé que les démarches entreprises par l'Alberta menaçaient les moyens de subsistance des familles qui ont travaillé à bâtir l'industrie du vin en Colombie-Britannique.

Le ministre a fait valoir par communiqué que ces démarches étaient contraires aux obligations de l'Alberta en vertu de l'ALEC, ajoutant que la province protégerait sa réputation et les intérêts des Britanno-Colombiens.

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, a annoncé récemment un embargo sur le vin de la Colombie-Britannique, réclamant des avancées pour dénouer l'impasse avec la province voisine sur l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain.

Le conflit entre les deux provinces a éclaté peu après que le gouvernement de John Horgan eut annoncé une proposition pour restreindre l'augmentation des livraisons de bitume dilué pendant qu'il examine l'impact environnemental d'un potentiel déversement. La Colombie-Britannique fait aussi appel d'une décision de l'Office national de l'énergie qui permet à l'entreprise Kinder Morgan Canada de contourner des réglementations locales pour la construction de l'oléoduc.

Vendredi, Mme Notley a menacé d'accentuer la pression si la Colombie-Britannique n'annulait pas sa décision de contester l'augmentation du transport de pétrole vers ses côtes dans l'attente d'un nouvel examen environnemental.