Le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Pierre Samson

La CCG réclame une aide immédiate

Se laver fréquemment les mains et tousser dans son coude peut aider à combattre la propagation du nouveau coronavirus, mais ce n’est pas ça qui va permettre à plusieurs PME de garder la tête hors de l’eau pendant la crise qui secoue le monde actuellement, clame le président de la Chambre de commerce de Gatineau, Pierre Samson.

Ce dernier dit reconnaître la «situation exceptionnelle» dans laquelle on se trouve présentement, ainsi que la nécessité pour le gouvernement de prendre des mesures drastiques pour protéger les citoyens. «Mais pour les entreprises, dit-il, les PME, les frais fixes demeurent. On fait quoi? C’est beau de fermer les portes, de dire aux employés de rester à la maison, mais les hypothèques des entreprises, leurs frais fixes, leurs prêts commerciaux, tout ça, va falloir que ça se paie.»

M. Samson demande aux gouvernements fédéral et provincial d’agir rapidement afin de rassurer les gens d’affaires. «J’invite aussi les institutions financières à embarquer là-dedans, ajoute-t-il. Il y a lieu présentement d’agir pour donner une chance aux entreprises parce que sinon il y aura très vite de graves problèmes pour certains remboursements. Les gens ne mourront pas beaucoup du coronavirus, mais plusieurs PME pourraient elles en mourir si rien n’est fait rapidement. Il y a beaucoup de gens d’affaires très énervés présentement.»

Plusieurs PME se retrouveront avec du personnel en moins dans les prochains jours, c’est inévitable, précise M. Samson. Plusieurs chefs d’entreprises risquent de remettre des contrats en retard et pourraient devoir payer, dans certains cas, des milliers de dollars en pénalité. «Il faut que les gouvernements agissent vite, dit-il. Il faut offrir une forme d’aide. Il y a des mesures drastiques pour la santé, mais on ne peut pas laisser mourir des PME, il faut les aider à se sortir de ça.»