La Baie d’Hudson a mis la main sur Kaufhof en 2015, dans le cadre d’une entente de 3,2 milliards $ qui comprenait le détaillant belge Galeria Inno et d’autres actifs immobiliers.

La Baie a reçu une offre non sollicitée pour ses activités allemandes

La Compagnie de la Baie d’Hudson (TSX : HBC) a indiqué mercredi avoir reçu une offre d’achat non sollicitée et incomplète pour sa chaîne allemande de grands magasins Kaufhof, ainsi que d’autres actifs immobiliers, de la part de Signa Holding, le propriétaire de son principal concurrent en Allemagne.

Le détaillant n’a donné aucune indication qu’il souhaitait vendre ses activités allemandes.

« Comme nous l’avons déjà indiqué, nos activités européennes représentent un élément important de notre stratégie », a indiqué l’entreprise dans un communiqué. « HBC reste concentrée sur l’exécution de sa stratégie et de ses plans pour la saison des Fêtes à venir. »

Mais dans une lettre transmise aux actionnaires de HBC, l’investisseur activiste Land & Buildings Investment Management a dit espérer que La Baie « étudierait sérieusement » l’offre, qu’il évalue à 4,49 milliards $, ce qui serait supérieur d’environ 40 pour cent à son prix d’acquisition original.

« La vente des propriétés à un prix équivalent ou supérieur (à la valeur nette des actifs) est vraisemblablement la meilleure façon, et la moins coûteuse, de mobiliser des fonds — et souligne encore davantage la valeur des actifs immobiliers de l’entreprise », affirme Land & Buildings dans sa lettre.

L’action de La Baie, qui avait pris mardi environ sept pour cent, s’est emparée mercredi de 1,02 $, soit 9,1 pour cent, à 12,29 $ à la Bourse de Toronto.

La Baie d’Hudson a mis la main sur Kaufhof en 2015, dans le cadre d’une entente de 3,2 milliards $ qui comprenait le détaillant belge Galeria Inno et d’autres actifs immobiliers. La transaction portait sur 103 magasins Galeria Kaufhof, 16 magasins Sportarena et 16 magasins Galeria Inno.

Les derniers mois ont été tumultueux pour le détaillant canadien, qui a vendu en octobre le magasin phare new-yorkais de sa chaîne Lord & Taylor après que Land & Buildings eut menacé de demander le remplacement de tous les membres de son conseil d’administration s’il ne libérait pas davantage de valeur de la part de ses actifs immobiliers.

Dans le cadre de l’entente de 1,6 million $ sur l’immeuble de Lord & Taylor, HBC a indiqué qu’il louerait des bureaux dans d’autres magasins, incluant sur des étages de ses magasins des centres-villes de Toronto et de Vancouver. Plus tôt cette semaine, elle a cependant annoncé qu’elle étudiait la possibilité de se départir de son magasin de Vancouver.

Par ailleurs, l’ancien chef de la direction Gerald Storch a annoncé le mois dernier qu’il allait quitter l’entreprise à compter du 1er novembre pour regagner sa propre firme de consultants, Storch Advisors.

Richard Baker, à qui M. Storch avait succédé au plus haut poste et qui a repris le rôle de chef de la direction sur une base intérimaire, a été spécifiquement visé par les reproches de Land & Buildings. La firme d’investissement a estimé que le départ de M. Storch ne réglerait pas le problème du cours de l’action et que M. Baker était la principale source de problèmes chez le détaillant.

Comme plusieurs autres détaillants, la Compagnie de la Baie d’Hudson éprouve des difficultés à s’ajuster à un environnement dans lequel les consommateurs se tournent de plus en plus vers le magasinage en ligne. Cet été, elle a annoncé la suppression de 2000 emplois.