La coordonatrice de la CIEC de Buckingham, Audrey-Ann Chicoine, est entourée des jeunes entrepreneurs Ann-Sophie Lafontaine et Xavier Thibeault.

Jeunes travailleurs à votre service

Tonte de pelouse, lavage de voiture et de fenêtres, travaux de peinture, aménagement extérieur et intérieur, corvée de déserherbage... Les jeunes travailleurs des différentes Coopératives d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) en opération aux quatre coins de l’Outaouais sont à pied d’œuvre depuis déjà quelques semaines afin d’offrir leurs services à la population.

À la CIEC de Buckingham, où le programme en place depuis plus de 20 ans est chapeauté par le Carrefour jeunesse emploi Papineau et la Maison de la famille Vallée-de-la-Lièvre, ils sont 12 jeunes entrepreneurs âgés entre 14 et 17 ans à administrer les rênes de la coopérative cet été.

Anciennement connue sous l’appellation de Coopérative jeunesse de services, la CIEC ressemble en tous points à l’ancienne formule, mais ouvre davantage la porte aux jeunes participants qui ont maintenant plus de latitude pour développer leurs compétences entrepreneuriales et leur initiative, explique Audrey-Ann Chicoine, coordonnatrice de la CIEC de Buckingham.

« Les jeunes peuvent proposer des projets. On ne se limite plus juste à la tonte de pelouse et aux travaux. On a des plus gros contrats et on parle d’idées de projets futurs. Par exemple, on aimerait établir d’ici la fin de l’été un projet de marchand de glace qui passe dans les parcs », indique cette dernière.

La CIEC a officiellement lancé sa saison la semaine dernière, mais accepte des contrats depuis le 26 juin. Pour l’instant, le téléphone ne dérougit pas au quartier général de la brigade.

« On les implique vraiment. Ils voient c’est quoi la réalité de travailler. Ils ont fait une centaine d’appels déjà et court partout. On a environ une trentaine de contrats enregistrés et on a environ 20 contrats à estimer », note Mme Chicoine.

Sophie-Ann Lafontaine, 15 ans, et Xavier Thibeault, 16 ans, sont respectivement secrétaire et président de la CIEC de Buckingham cette saison. En plus de leurs tâches administratives, ils se déplacent aussi sur le terrain pour réaliser les différents travaux légers, à la demande des clients.

La question qui brûle les lèvres : pourquoi ces jeunes décident-ils de travailler durant l’été alors qu’ils pourraient se prélasser au soleil en profitant du long congé scolaire ?

« Ça nous tient occupés, lance Sophie-Ann, qui en est à sa deuxième année à la CIEC de Buckingham. Souvent l’été, on a des amis qui partent en vacances avec la famille. Ça nous permet de faire une activité plaisante et de prendre de l’expérience de travail pour le futur. »

« Ça donne un boost d’apprentissage. On a une belle équipe avec des forces différentes », renchérit Xavier.

En plus de goûter à un vrai emploi et d’apprendre à gérer une entreprise coopérative, les adolescents participants peuvent développer leurs compétences en travail d’équipe, marketing, finances et ressources humaines. Ils ont également accès à diverses formations. On leur apprend notamment à créer un budget et à élaborer un curriculum vitae de qualité, en plus de leur offrir des conférences lors desquelles des entrepreneurs locaux établis viennent raconter leur parcours professionnel.

« C’est vraiment intéressant parce que ce ne sont pas des choses qu’on apprend à l’école », lance Sophie-Ann.

Le grand public pourra aller à la rencontre des jeunes entrepreneurs le 20 juillet, alors qu’un lave-auto est prévu, de 8 h 30 à 19 h, au garage Major Pneus & Mécanique situé au 756, avenue de Buckingham. Les fonds amassés durant la journée seront injectés dans la coopérative.

Outre Buckingham, Gatineau, Thurso, Plaisance, Saint-André-Avellin, dont la desserte s’étend à l’ensemble de la Petite-Nation, Chelsea, La Pêche et Maniwaki possèdent également une CIEC sur leur territoire.