Alexandre Iracà se dit «impressionné» par les installations du producteur de marijuana Hydropothicaire.

Iracà lance des fleurs à Hydropothicaire

Le député de Papineau, Alexandre Iracà, se dit «impressionné» par les installations du producteur de marijuana Hydropothicaire, lui qui a visité pour une première fois jeudi l’usine de l’entreprise, située dans le secteur Masson-Angers, à Gatineau.

M. Iracà a rencontré la presse hier matin après avoir fait une tournée des serres de l’entreprise aux côtés du président et directeur général d’Hydropothicaire, Sébastien St-Louis.

Le député de Papineau a dit vouloir rassurer la population sur les opérations de la compagnie, laquelle prévoit produire 108 000 kilogrammes de cannabis séché annuellement dès que son deuxième projet d’expansion chiffré à 80 millions de dollars sera achevé, en décembre 2018.

Ce projet d’agrandissement permettra à la compagnie d’exploiter 1,3 million de pieds carrés de serres sur ses terrains de Masson-Angers.

Hydropothicaire, premier producteur québécois à avoir obtenu en 2015 sa licence de Santé Canada pour distribuer et produire la plante à des fins thérapeutiques, deviendra dès l’entrée en vigueur au Canada de la légalisation du pot le principal fournisseur de marijuana de la Société québécoise du cannabis (SQDC), cette filiale de la Société des alcools du Québec.

«Le principal distributeur pour le Québec sera ici et c’était important pour moi de venir visualiser les installations, de parler aux employés et de parler au PDG», a déclaré M. Iracà.

«Ce n’est qu’une première visite, mais je tenais à la faire pour rassurer la population et aussi pour rassurer les gens du comté de Papineau que c’est une entreprise exceptionnelle avec des dirigeants qui ont à coeur la qualité des produits et la qualité des services. Nous sommes chanceux d’avoir cette entreprise-là en Outaouais», a ajouté le député qui se réjouit par le fait qu’Hydropothicaire va continuer de créer des emplois dans la région. Le nombre d’employés de la société devrait passer de 110 à un peu plus de 300 au fil des prochains mois.

En ayant sur le territoire de sa circonscription le plus important fournisseur de cannabis du Québec sur l’imminent marché récréatif, M. Iracà a affirmé jeudi qu’il entendait également rassurer ses collègues de l’Assemblée nationale qui craignent l’entrée en vigueur de la nouvelle législation fédérale.

«Au niveau économique, il ne faut pas manquer le bateau. La loi fédérale est là. Si on dit qu’on ne s’en occupe pas [...], les gens du Québec vont commander en Ontario. On ne veut pas ça. Il faut que ce soit ici au Québec et je peux vous dire que l’Ontario va acheter d’ici aussi. Éventuellement, certains états américains, s’il y a lieu, vont peut-être pouvoir importer d’ici. Au caucus, la plus grosse entreprise actuellement au Québec, elle est chez moi. Je l’ai visitée et c’est professionnel et rigoureux», a mentionné le député de Papineau.