Les stations de lavage de mains inoxydables d'Inoxtal
Les stations de lavage de mains inoxydables d'Inoxtal

Inoxtal: des stations de lavage pour survivre

Fabriquer des stations de lavage de mains inoxydables, voici le mandat que s’est donné Christian Racine pour assurer la survie de son entreprise Inoxtal pendant la pandémie.

Fondée en 2009, cette compagnie composée de 13 employés et située sur le chemin industriel à Gatineau se spécialise dans la fabrication de produits en acier inoxydable.

« On fait des comptoirs, des éviers, de hottes de restaurant, des barbecues, peu importe ce qui se plie ou qui se soude, énumère le président de l’entreprise au bout du fil. J’ai aussi déjà fait des cages à chien pour des vétérinaires et on fait également beaucoup de travaux pour les hôpitaux. On fait pas mal de tout. »

Christian Racine

Une vague de stress et d’incertitude a cependant secoué les activités de M. Racine lorsque la COVID-19 a frappé le Québec en mars dernier.

« On a dû fermer pendant 4-5 semaines, dit-il. Pendant ce temps-là, j’ai fait cinq jobs essentielles pour les hôpitaux de Gatineau et de Hull. En même temps, j’essayais toujours avec un petit peu de stress et des nuits blanches de me trouver une façon de continuer à travailler pour faire rouler mon entreprise. C’est dans cette optique-là que j’ai pensé à fabriquer une station de lavage de mains 100 % inoxydable. »

Après l’avoir dessinée « dans sa tête », M. Racine et son équipe ont ainsi fabriqué un prototype.

« Ça nous a permis de corriger certains problèmes. Ensuite, on a commandé des pièces et on a commencé la production pour essayer de se bâtir un inventaire, mais les stations se vendent pratiquement au fur et à mesure donc c’est difficile », indique-t-il.

Les bureaux d'Inoxtal, sur le chemin industriel, à Gatineau

Se vendant au coût de 1895 $ l’unité, le président d’Inoxtal est tout de même conscient que ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre une telle dépense, et ce, même si la demande actuelle est forte.

« On sait que pour monsieur et madame tout le monde qui a une petite entreprise comme un restaurant ou un salon de coiffure par exemple, ça peut être plus difficile d’acheter ça, surtout en ces temps difficiles financièrement, affirme M. Racine. C’est pour ça qu’on travaille présentement sur un nouveau modèle pour réduire les coûts de production, le vendre moins cher et ainsi répondre à la plus grande demande possible. »

Des détails supplémentaires concernant cette nouvelle station seront d’ailleurs dévoilés sur la page Facebook de l’entreprise au cours des « prochains jours ou des prochaines semaines ».

Les installations d'Inoxtal, à Gatineau

Rester positif

Par ailleurs, s’il avait un conseil à donner aux autres entrepreneurs en temps de crise, M. Racine leur dirait de demeurer positifs.

« Le défi premier était vraiment de m’assurer que mon entreprise allait être en vie à la suite de la pandémie puisqu’on était tous dans l’ignorance à savoir combien de temps tout ça allait durer, explique-t-il. C’était difficile de planifier les prochains mois financièrement, mais on savait qu’on devrait se serrer la ceinture. Mentalement, ça provoque pas mal de stress, mais c’est important de rester positif.

D’un autre côté, la COVID-19 nous a amené de nouvelles opportunités et nous a donné de nouvelles idées. Par exemple, on s’est mis à travailler sur un boîtier de Purell qu’on veut commercialiser également prochainement, poursuit M. Racine. Ça nous a aussi amenés à travailler davantage avec les hôpitaux. On peut dire qu’à part les pertes de revenus, pour nous, ça n’a pas été si pire que ça ?! »

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