Le président des États-Unis, Donald Trump

Importations d'automobiles: Trump reporte la mise en place de tarifs

WASHINGTON — Le président Donald Trump a reporté vendredi toute décision d’imposer des tarifs sur les importations d’automobiles et de leurs pièces, choisissant ainsi de ne pas aggraver les différends commerciaux ou de nuire aux négociations en cours avec les nations européennes et le Japon.

M. Trump a précisé que toute décision finale en la matière dépendait des négociations commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne. Lors des audiences publiques de l’année dernière, l’idée d’imposer des taxes à l’importation sur les automobiles n’a pratiquement pas recueilli d’appui, même de la part de l’industrie automobile américaine.

L’attachée de presse à la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a indiqué que la décision de M. Trump faisait suite à un examen approfondi du département du Commerce, selon lequel les importations d’automobiles et de certaines pièces d’automobile menaçaient de nuire à la sécurité nationale américaine. M. Trump a ordonné au représentant américain du Commerce, Robert Lighthizer, de continuer à négocier des accords pour parer à cette menace.

«La supériorité militaire et de défense des États-Unis dépend de la compétitivité de notre industrie automobile et des activités de recherche et développement que cette industrie génère», a affirmé Mme Sanders dans une déclaration.

«Si les accords ne sont pas conclus dans les 180 jours, le président déterminera si et quelles autres mesures doivent être prises.»

Les constructeurs américains pourraient bénéficier d’une taxe sur les véhicules de leurs concurrents étrangers. Mais plusieurs d’entre eux dépendent de pièces importées qui pourraient être soumises aux tarifs de M. Trump et devenir plus dispendieuses.

Le président du groupe Global Automakers, John Bozzella, a estimé que si le président imposait de nouveaux tarifs sur les automobiles et les pièces automobiles, «les consommateurs américains subiraient un choc corporel». Il a fait valoir que les tarifs actuels avaient entraîné des coûts supplémentaires, réduit la compétitivité mondiale de l’industrie et créé une incertitude qui a ralenti les investissements et la croissance.