Importante restructuration chez Molson Coors, qui éliminera jusqu’à 500 postes

Confrontée à des ventes en déclin, Molson Coors procède à une importante restructuration qui se traduira notamment par l’élimination de 400 à 500 postes et le regroupement de ses activités nord-américaines à Chicago.

En dévoilant ses résultats du troisième trimestre, mercredi, le brasseur a également dit vouloir étendre son portefeuille de produits, pour être moins dépendant du marché de la bière.

Aux commandes de l’entreprise depuis la fin septembre, le nouveau président et chef de la direction, Gavin Hattersley, a souligné, dans un communiqué, que les activités de la multinationale avaient atteint un «tournant décisif».

«Nous pouvons continuer dans la direction empruntée depuis plusieurs années, ou nous pouvons apporter les importants et difficiles changements requis pour revenir sur la bonne voie», a-t-il souligné.

Molson Coors, dont le siège social est partagé entre Montréal et Denver, fermera son bureau dans l’État du Colorado et le déménagera à Chicago, où sera dirigée la division nord-américaine de la multinationale.

Ses quatre unités d’affaires - MillerCoors, Molson Coors Canada, Molson Coors Europe et Molson Coors International - seront regroupées en deux divisions, soit celles de l’Amérique du Nord et de l’Europe.

En réduisant son effectif, qui comptait plus de 17 500 employés à la fin de 2018, et grâce à ses autres mesures de réduction des coûts, le brasseur prévoit réduire ses dépenses d’environ 150 millions $ US.

Alors que davantage de consommateurs délaissent la bière au profit d’autres types de boissons alcoolisées, Molson Coors prévoit investir massivement afin de proposer des produits comme du vin en canette et du café alcoolisé.

Connue sous le nom Molson Coors Brewing Company, la société adoptera également la dénomination Molson Coors Beverage l’an prochain.

Pour le troisième trimestre clos le 30 septembre, Molson Coors affiché une perte nette de 402,8 millions $ US, ou 1,86 $ US par action, comparativement à un profit net de 338,3 millions $ US, ou 1,56 $ US par action, à la même période il y a un an.

Ce résultat est essentiellement attribuable à une charge de dépréciation de 692 millions $ US comptabilisée par le brasseur à l’égard de ses activités canadiennes.

De leur côté, les ventes nettes ont décliné de 3,2 pour cent, à 2,84 milliards $ US.

Les analystes tablaient sur un chiffre d’affaires de 2,86 milliards $ US ainsi qu’un profit par action de 1,49 $ US, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.