Dans un rapport publié vendredi, le service de recherche économique de la Royale a indiqué que sa mesure de l'accessibilité à la propriété s'était détériorée pour un huitième trimestre consécutif. La région de Toronto était la plus touchée. Selon la banque, l'accessibilité s'y est érodée davantage qu'ailleurs et a atteint son plus faible niveau jamais enregistré.

Immobilier : l'accessibilité à son pire niveau

L'accessibilité du marché immobilier canadien a atteint, au deuxième trimestre, son pire niveau depuis 1990, affirme la Banque Royale.
Dans un rapport publié vendredi, le service de recherche économique de la Royale a indiqué que sa mesure de l'accessibilité à la propriété s'était détériorée pour un huitième trimestre consécutif.
La région de Toronto était la plus touchée. Selon la banque, l'accessibilité s'y est érodée davantage qu'ailleurs et a atteint son plus faible niveau jamais enregistré.
Selon la Banque Royale, les mesures mises en place en avril par le gouvernement de l'Ontario pour freiner le marché immobilier n'ont pas eu un impact immédiat sur les prix des maisons au deuxième trimestre.
«De toute évidence, l'accession à la propriété reste hors de portée de nombreux acheteurs potentiels dans la région, indique la banque dans son rapport. La bonne nouvelle est qu'une certaine amélioration est attendue. Les récentes pressions à la baisse sur les prix devraient entraîner un recul des coûts de propriété dans un proche avenir. La mauvaise nouvelle, cependant, est que l'augmentation des taux d'intérêt aura pour effet d'atténuer en partie cette amélioration.»
Malgré tout, la région de Vancouver reste celle où l'achat d'une propriété est le plus dispendieux. L'accessibilité s'y est détériorée après deux trimestres consécutifs d'amélioration, même si elle reste meilleure qu'il y a un an. En excluant les provinces de l'Ontario et de la Colombie-Britannique, l'accessibilité du marché canadien reste plutôt stable, juge la Royale.
L'indice de l'accessibilité à la propriété de la Banque Royale calcule la part du revenu des ménages avant impôt médian qui serait nécessaire pour couvrir les coûts liés à la propriété - incluant les versements hypothécaires, l'impôt foncier et le coût des services publics - en fonction du prix courant médian des habitations.
La hausse des taux d'intérêt devrait peser davantage sur la capacité des Canadiens à s'acheter une habitation, a souligné la banque. Après les hausses des taux de juillet et de septembre, les économistes de la Royale s'attendent à ce que la Banque du Canada hausse son taux de financement à un jour une nouvelle fois d'ici la fin de l'année, puis à trois reprises tout au long de 2018.
Selon la banque, tous les marchés seraient touchés par des hausses des taux d'intérêt, mais l'effet serait davantage ressenti par les marchés où les prix sont les plus élevés.
«Cela se produirait alors que le logement est déjà très peu abordable dans certains des plus grands marchés du Canada», a indiqué la Royale dans son rapport.
«Bien que la sensibilité aux hausses des taux d'intérêt témoigne d'une importante vulnérabilité, les menaces ne devraient pas se matérialiser entièrement en raison d'autres facteurs, comme une hausse des revenus, qui viendront en partie en atténuer l'incidence.»