Sylvain Guimond était le conférencier invité dans le cadre d’un 5 à 7 organisé par Le Droit Affaires et qui a réuni plus de 600 personnes au Casino du Lac-Leamy, mercredi soir.

«Il faut être un peu fou pour être en affaires» - Sylvain Guimond

Des centaines de personnes se sont déplacées au Théâtre du Casino du Lac-Leamy, mercredi soir, à l’occasion du 5 à 7 du Droit Affaires.

Au total, ce sont près de 600 personnes qui se sont inscrites à l’événement présenté en collaboration avec ID Gatineau et la Banque Nationale.

Cependant, ce qui a attiré l’attention lors de cette soirée, c’est la présence du docteur en psychologie du sport et entrepreneur de longue date Sylvain Guimond.

Conférencier de renommée mondiale, auteur de plusieurs best-sellers et fondateur de l’entreprise Biotonix, M. Guimond a profité de l’événement pour donner une conférence lors de laquelle il a été accueilli chaleureusement. Lors de son discours, le conférencier a pris soin de rappeler aux entrepreneurs et entrepreneures présents à la conférence qu’ils étaient tous des « cabochons et des cabochonnes ».

« Il faut être un peu fou pour se lancer en affaires, confie-t-il. On sait à la base que ça ne sera pas facile et qu’on veut être en affaires pour être son propre patron, mais la vérité c’est que le pire patron qu’on peut avoir c’est soi-même parce qu’on peut être plus dur que n’importe qui avec soi-même. »

« Je trouvais ça intéressant de venir donner une conférence ici parce que moi-même, je suis un entrepreneur, donc le côté de donner une conférence sur l’entrepreneuriat allait de soi » ajoute-t-il.

Alors qu’il s’est spécialisé dans plusieurs domaines de la science tels que la psychologie sportive et l’ostéopathie, M. Guimond souligne toutefois qu’il est un entrepreneur avant tout.

« J’ai commencé avec des études en biomécanique et j’ai inventé des logiciels de posture pour régler des maux de dos qui se sont mis à se vendre un peu partout. Je suis donc devenu entrepreneur un peu par la force des choses », avoue-t-il.

Son entreprise Biotonix, qui se spécialise dans la biomécanique et le bien-être postural, lui a d’ailleurs valu le titre de finaliste pour Le Grand Prix de l’Entrepreneur d’Ernst & Young en 2010.

Lorsqu’on lui demande quel a été le plus gros risque qu’il a pris en tant qu’entrepreneur, M. Guimond répond la vente d’une partie de Biotonix à une entreprise américaine.

« Même si je suis resté actionnaire, j’ai vendu une participation assez grande pour que je ne sois plus majoritaire donc c’est eux qui prenaient les décisions, explique-t-il. Ça été un grand risque parce qu’au début tu te dis “j’ai bâti tout ça avec ma gang et là je laisse aller mon bébé”, mais à la fin je me suis dit que c’était la bonne décision parce que ça nous a permis d’aller dans d’autres pays et d’aller plus vite. »

Même s’il a déjà prêté son expertise à plusieurs équipes sportives professionnelles au fil du temps, Sylvain Guimond continue d’intervenir auprès d’athlètes d’élite alors qu’il agit à titre de consultant en psychologie du sport pour le club de hockey du Canadien de Montréal.

Le G7 présent

Avant la conférence du Dr Guimond, les participants de la deuxième cohorte du Programme G7 ont tenu un panel de discussion.

Les membres en ont profité pour échanger sur l’innovation, la croissance d’entreprises ainsi que sur leur expérience comme participant au sein du programme.

Le Programme G7, qui tenait officiellement son activité de clôture mercredi soir, a été initié par ID Gatineau en 2017 et a pour objectif d’accélérer la croissance de sept entreprises de Gatineau en leur permettant notamment de bénéficier de l’expertise d’ID Gatineau.