Les prêteurs alternatifs offrent des prêts hypothécaires à court terme, généralement entre six mois et deux ans, à des taux d’intérêt plus élevés.

Hypothèques: les prêteurs alternatifs gagnent du terrain

De plus en plus de personnes se tournent vers des prêteurs alternatifs, alors même que le nombre total de nouvelles hypothèques a ralenti en raison des interventions gouvernementales visant à freiner le marché de l’habitation, a indiqué mardi la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) dans un nouveau rapport.

Selon la SCHL, la part des prêteurs alternatifs sur le marché hypothécaire atteignait 1 %, pour une valeur d’entre 13 milliards $ et 14 milliards $ en 2018, comparativement à une valeur d’entre 11 milliards $ et 12 milliards $ pour l’année précédente, et de 8 milliards $ à 10 milliards $ en 2016.

Les prêteurs alternatifs offrent des prêts hypothécaires à court terme, généralement entre six mois et deux ans, à des taux d’intérêt plus élevés.

En 2018, leurs taux variaient entre 7,3 % et 11 %, avec une moyenne de 8,99 %, par rapport aux banques, qui offraient entre 3,3 % et 5,4 %.

La SCHL a dénombré entre 200 et 300 prêteurs alternatifs actifs au Canada l’an dernier et les données suggèrent que leur prévalence augmente, leur part de nouveaux prêts hypothécaires non bancaires et non assurés ayant presque doublé l’an dernier.

Les consommateurs qui se tournent vers des prêteurs alternatifs ont des profils plus risqués, poursuit le rapport. Ils comprennent notamment des travailleurs indépendants et des investisseurs possédant plus d’une propriété. Ils ont également des taux de délinquance plus élevés que ceux des autres prêteurs.

Selon la SCHL, l’année 2018 a également vu la croissance la plus lente de la dette hypothécaire totale enregistrée depuis plus de 25 ans, en raison de nouvelles règles en matière de prêt, de coûts d’emprunt plus élevés et d’autres facteurs