La hausse des prix à la SAQ survient à quelques semaines du temps des Fêtes.

Hausse des prix à la SAQ: «pas un très beau cadeau», selon Bonnardel

«C’est trop facile de reprendre d’une main ce que nous avons donné de l’autre!»

Pour le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, la société des alcools du Québec (SAQ) aurait dû négocier davantage avec ses fournisseurs au lieu d’augmenter le prix, entre 5 et 35 cents, de plus de 1650 produits la semaine dernière, comme l’indiquait Le Soleil, mercredi. Il s’agissait d’une première hausse depuis novembre 2016. Elle survient à quelques semaines du temps des Fêtes. 

Le député de Granby est d’avis que la SAQ n’avait d’autre choix au cours des derniers mois que d’appliquer une baisse de prix afin de diminuer son écart avec les produits de la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO). Il rappelle que certains Québécois traversaient chez nos voisins de l’ouest pour sauver des dollars sur des produits vinicoles. La diminution totale de la SAQ a été de 1,40 $. 

«Il fallait s’ajuster lorsqu’on se compare avec l’Ontario. Nos vins étaient plus dispendieux. C’était trois baisses de prix méritées», estime M. Bonnardel. «Je comprends qu’il y a maintenant une baisse des profits (4,5 %) [...], mais selon moi, nous aurions été capables de négocier avec les fournisseurs pour obtenir de meilleurs prix. Pour certains, cette augmentation peut paraître banale, mais c’est une question de principe. Nous étions de retour à une sorte d’équité avec l’Ontario. Et là, car nos profits sont à la baisse, la SAQ choisit d’augmenter ses tarifs», déplore-t-il.

Le 8 novembre, la société d’État a revu le prix à la hausse de plus de 1650 produits et près de 310 à la baisse, notamment en raison de la taxe d’accise du fédéral, de la fluctuation des taux de change et suite à la demande des fournisseurs. «La SAQ a été énormément gourmande au cours des dernières années. [...] Ce n’est pas un très beau cadeau de Noël que nous offrons aux Québécois, surtout qu’il y a une hausse des ventes durant cette période», indique M. Bonnardel. «C’est malsain de dire que l’on va augmenter les prix, car les profits ne sont pas au rendez-vous», martèle-t-il. 

Le leader parlementaire de la CAQ déplore aussi le fait de ne pas avoir de réponse du ministre des Finances Carlos Leitão. «Pour lui, c’est normal comme situation», conclut-il.