L'ancien président de SNC-Lavalin, Pierre Duhaime

Groupe SNC-Lavalin poursuit son ancien président Pierre Duhaime

MONTRÉAL - Groupe SNC-Lavalin poursuit son ancien président et chef de la direction dans le cadre du scandale de corruption entourant l’obtention du contrat de 1,3 milliard $ pour construire le Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Dans une poursuite, la firme d’ingénierie allègue que Pierre Duhaime a nui à son image en aidant un fonctionnaire à commettre un abus de confiance en lien avec des paiements indus de 22,5 millions $ visant à sécuriser le projet.

M. Duhaime, qui a été aux commandes de la multinationale de 2009 à 2012, purge actuellement une peine d’emprisonnement de 20 mois à domicile après avoir plaidé coupable à une accusation d’abus de confiance le mois dernier.

Les documents déposés par SNC-Lavalin auprès de la Cour supérieure du Québec reprochent également à l’homme d’affaires d’avoir agi de «mauvaise foi» au moment de conclure un arrangement de départ en ne dévoilant pas l’»acte criminel» qu’il avait posé.

Cette entente prévoyait que la société couvrirait les 1,17 million $ de frais juridiques engagés par M. Duhaime lors de son procès en plus de lui verser 1 million $ au moment de son départ chez SNC-Lavalin. La multinationale veut maintenant récupérer ces montants.

Dans l’ensemble, la firme d’ingénierie demande à M. Duhaime et d’autres accusés dans la poursuite de rembourser les 22,5 millions $ versés en pots-de-vin ainsi qu’un total de 17,5 millions $ en dommages punitifs en raison des torts causés à la réputation de la compagnie.

Cette poursuite n’est pas liée aux accusations criminelles de fraude et de corruption qui pèsent sur SNC-Lavalin et qui ont placé l’entreprise au coeur d’une tempête politique qui ébranle toujours le gouvernement Trudeau.