Un train du CN à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse

Grève au CN: le milieu des affaires souhaite un dénouement rapide

La grève déclenchée par quelque 3200 employés de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada (CN) préoccupe plusieurs associations du milieu des affaires, qui exhortent l’employeur et le syndicat à dénouer l’impasse.

Un conflit de travail qui s’étire et qui paralyse les trains de marchandises risque d’avoir une incidence négative sur les revenus de nombreuses compagnies et même aller jusqu’à provoquer des licenciements et des fermetures, ont-elles prévenu, mardi.

Ce sont des chefs et agents de train ainsi que les agents de triage représentés par la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada qui sont en grève depuis minuit, mardi — l’échéancier fixé pour conclure une entente avec le CN.

«L’impact va être important parce que l’on parle de gros volumes, donc de gros montants d’argent qui sont en jeu», a expliqué la présidente-directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), Véronique Proulx, au cours d’un entretien téléphonique.

Le gouvernement Trudeau a exhorté le CN et les Teamsters à poursuivre leurs discussions afin de dénouer l’impasse.

Sans évoquer une loi spéciale, la ministre fédérale de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, Patty Hajdu, a fait savoir, dans une déclaration, qu’elle suivait la situation «de près».

Pour la dirigeante de MEQ, la question de la durée de la grève sera déterminante. Certains membres de l’association ont évoqué des pertes de revenus pouvant atteindre 1 million $ pour chaque journée de débrayage.

Sans contrat de travail depuis le 23 juillet, la partie syndicale se dit préoccupée par les longues heures de travail, des enjeux entourant la fatigue et ce qu’elle considère comme des conditions de travail dangereuses.