Les négociations entre General Motors, aux États-Unis, et le syndicat des travailleurs unis de l’automobile (UAW) ont fait un grand pas en avant mercredi, lorsque les comités ont terminé leur travail et transmis leurs dossiers aux négociateurs principaux.

GM: Les comités de négociations envoient le dossier aux négociateurs principaux

DÉTROIT - Les négociations entre General Motors, aux États-Unis, et le syndicat des travailleurs unis de l’automobile (UAW) ont fait un grand pas en avant mercredi, lorsque les comités ont terminé leur travail et transmis leurs dossiers aux négociateurs principaux.

Cette étape signale que les discussions achèvent. Les questions mineures sont essentiellement résolues, et quelques négociateurs des deux parties tenteront maintenant d’arriver à s’entendre sur les salaires, l’utilisation des travailleurs temporaires et d’autres dossiers plus litigieux.

Le vice-président des UAW, Terry Dittes, a souligné ce développement dans une lettre à ses membres. Il affirme que le syndicat a présenté un document à GM et attend une réponse.

«Ces échanges vont se poursuivre jusqu’à ce que les négociations soient terminées, a écrit M. Dittes. Nous allons continuer de discuter jusqu’à ce que votre comité soit satisfait d’avoir obtenu une entente qui répond aux préoccupations de nos membres.»

Dans un communiqué de la partie patronale, le porte-parole de GM Dan Flores assure que l’entreprise va «continuer de négocier de bonne foi». «Notre objectif demeure d’obtenir une entente permettant de bâtir un avenir plus solide pour nos employés et notre compagnie», poursuit-il.

L’ancien négociateur de GM, Art Schwartz, a fait remarquer qu’il est bon signe de voir les discussions atteindre la table principale. Toutefois, il reconnaît qu’il est difficile de déterminer à quel point l’écart est grand entre les positions des deux camps en matière d’avantages salariaux.

«D’une certaine manière, les choses dépendent de la rigidité de chaque partie pour maintenir sa position. La négociation d’une convention collective, c’est l’art du compromis», a décrit M. Schwartz qui offre aujourd’hui son expertise de service-conseil.

La grève des quelque 49 000 employés du constructeur automobile en est à son dixième jour. Elle a forcé l’interruption des activités dans plus de 30 usines de GM à travers les États-Unis.

D’après l’estimation d’un analyste, GM perdrait jusqu’à 100 millions $ de profits par jour depuis le début de la grève. De leur côté, les travailleurs devraient recevoir une compensation syndicale de 250 $ par semaine de grève à compter de vendredi.

En réaction à la grève, GM a été forcée de fermer l’une de ses usines au Canada, en plus de mettre à pied les employés d’une autre usine. Des concessionnaires commencent également à ressentir les contrecoups alors que l’approvisionnement en pièce est limité.

Des sous-traitants qui fabriquent des pièces destinées aux usines de GM ont aussi commencé à effectuer des mises à pied. Le fournisseur canadien Magna International a confirmé avoir dû retourner un nombre non précisé de travailleurs.