De mauvais investissements et de décisions d’affaires douteuses ont coûté à General Electric la confiance de ses actionnaires.

GE joue son avenir aujourd’hui

NEW YORK — Acculé par les marchés financiers, General Electric (GE), fleuron industriel américain en crise, s’apprête à dépecer une nouvelle fois son empire via des cessions d’actifs et des milliers de suppressions d’emplois.

La capitalisation boursière a fondu de plus de 100 milliards de dollars depuis janvier, le fabricant des moteurs d’avions et des turbines payant cher ses paris ratés sur la rentabilité à long terme du secteur énergétique et plus particulièrement du pétrole et du gaz.

Les actionnaires semblent résignés à voir le dividende réduit, une première depuis 2009, car GE ne disposait plus que de 7 milliards de dollars de trésorerie fin septembre alors qu’il a promis de redistribuer 8 milliards.

«GE est dans une situation de liquidités critique», avance John Inch, analyste chez Deutsche Bank.

Scott Davis, de Melius Research, estime que l’entreprise est «tombée de son piédestal», ajoutant que «GE est en mode crise et a besoin de nettoyer la maison au plus vite».

Pour regagner la confiance, John Flannery, PDG depuis seulement près de trois mois, doit présenter ce lundi à New York un plan de relance. Au menu : une nouvelle cure d’austérité comprenant des suppressions d’emplois, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier sous couvert de l’anonymat.