La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland

Freeland compare les négociations de l'ALENA à un accouchement

WASHINGTON — La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a utilisé la métaphore de l’accouchement pour décrire les négociations entourant l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Elle a expliqué mardi qu’il y avait des contractions, mais qu’on ne savait pas exactement à quel moment un nouvel accord viendrait au monde.

La ministre, qui est mère de trois enfants, a raconté devant les journalistes à Washington que lorsqu’elle était en train d’accoucher, une sage-femme lui avait expliqué qu’on ne pouvait prédire la durée du travail, mais que chaque contraction la rapprochait un peu plus de la naissance. Elle a estimé que cette expérience personnelle pouvait aussi s’appliquer aux négociations commerciales.

Mme Freeland a assuré qu’il y avait des progrès dans les discussions, mais n’a pas voulu s’avancer à prédire à quel moment une entente serait conclue.

La ministre a fait ces commentaires après une rencontre, mardi à Washington, avec le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, dans ce qui pourrait être l’une des dernières tentatives ce printemps pour conclure une entente de principe afin de renouveler l’ALENA.

Mme Freeland, qui est aussi responsable du commerce canado-américain au cabinet, était arrivée dans la capitale américaine lundi. Elle avait alors rencontré son homologue mexicain afin de discuter des plus récentes suggestions de Mexico pour résoudre un point en litige dans le dossier de l’automobile.

Le Mexique et les États-Unis ne parviennent pas à s’entendre sur la proposition américaine qui prévoit de favoriser les entreprises qui construisent des véhicules dans des pays offrant de meilleures conditions aux travailleurs - autrement dit, à l’extérieur du Mexique.

Une session bilatérale sur ce sujet entre les deux pays, lundi, s’est prolongée plus tard que prévu, ce qui a d’ailleurs reporté à mardi la réunion entre Mme Freeland et M. Lighthizer.

Ce qu’on ignore, maintenant, c’est la suite des choses après une éventuelle entente sur l’automobile - et si les Américains accepteront alors de mettre de l’eau dans leur vin dans d’autres secteurs afin de conclure rapidement un accord.

Les trois partenaires de l’ALENA entament cette semaine ce qui pourrait bien être leurs dernières discussions du printemps, alors que l’approche d’échéanciers politiques menace de reporter la conclusion d’une nouvelle entente à 2019 - après les élections au Mexique en juillet et les élections de mi-mandat aux États-Unis en novembre.