L’annulation de tous les services de VIA Rail en fin d’après-midi jeudi a forcé plusieurs voyageurs effectuant la liaison Ottawa-Montréal à trouver des alternatives de dernière minute pour se rendre à destination.

Fermeture du réseau du CN et de Via Rail: beaucoup d’inconvénients chez les voyageurs à Ottawa

L’annulation de tous les services de VIA Rail en fin d’après-midi jeudi a forcé plusieurs voyageurs effectuant la liaison Ottawa-Montréal à trouver des alternatives de dernière minute pour se rendre à destination.

La gare de train de VIA à Ottawa était pratiquement déserte sur l’heure du souper. Mis à part quelques employés du transporteur ferroviaire et des gardiens de sécurité, une poignée de clients se trouvaient sur les lieux, dont deux étaient sur leur ordinateur portable afin de trouver une alternative. 

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Les trajets à destination de Toronto sont stoppés depuis plusieurs jours en raison du blocage des voies ferrées dans le secteur de Belleville par des opposants au projet de gazoduc en Colombie-Britannique, mais un train devait prendre la route vers Montréal à 18 h 55.

Eric, un Américain en voyage au Canada depuis une semaine et demie, cherchait sur internet où se situait la gare d’autobus et allait faire appel à un chauffeur Uber pour s’y rendre afin de continuer son périple vers la métropole québécoise. 

« C’est ma deuxième visite au Canada, alors j’ignore ce qui se passe. J’ignore si ce genre de chose est fréquente ou si c’est la première fois », a réagi le New-Yorkais.

David Kelleher devait prendre le même train vers Alexandria, dans l’Est ontarien.

« Je vais devoir prendre un taxi pour une partie du trajet, et ma femme va me rencontrer pour faire la suite », a expliqué l’homme qui effectue cette liaison généralement d’une à deux fois par semaine.

Bien qu’il ait concédé que la situation crée de gros problèmes pour beaucoup de personnes, M. Kelleher ne cherchait pas à tirer la pierre aux protestataires.

« Il y a une manifestation légitime en cours. Lorsqu’une telle situation survient et que les manifestations prennent de l’ampleur, ça cause des ennuis à beaucoup de gens. D’un autre côté, on peut dire que les Premières Nations subissent des inconvénients depuis des centaines d’années », a-t-il expliqué, précisant qu’il devra effectuer son travail en ligne si la situation perdure.

De son côté, la gare d’autobus d’Ottawa sur la rue Catherine était très achalandée sur l’heure du souper. Des personnes qui avaient un billet de train pour Montréal s’étaient rendues à la gare Greyhound dans l’espoir de trouver un siège. C’était le cas d’un employé de la fonction publique.

« J’ai un billet (d’autobus) qui me dit que je vais partir à 22 h 30. On m’a dit que tous les autobus qui partent plus tôt sont pleins, mais je vais tenter de me trouver une place dans un bus avant. Sinon, je vais partir à 22 h 30 et arriver à Montréal vers 1 h. Je devais arriver à Montréal à 21 h en prenant le train. C’est beaucoup d’inconvénients, et avec la météo on ne sait jamais ce qui peut arriver », a raconté l’homme qui a préféré garder l’anonymat.

Rappelons que les élus des vingt Premières Nations sur le corridor du gazoduc, incluant ceux de la nation Wet’suwet’en, ont approuvé le projet de Coastal GasLink. L’opposition au pipeline par des chefs héréditaires a provoqué la vague de manifestations et les blocus.