FedEx a été condamnée à payer les dommages subis par Mme McKendrick, plus les frais juridiques, pour un total de 740,36 $.

FedEx n'a pas « livré le lendemain » le sperme d'étalon

La multinationale FedEx a été condamnée à verser 740 $ à une éleveuse de chevaux de la Nouvelle-Écosse qui s'attendait à ce que le sperme d'étalon commandé par courrier express arrive comme promis le lendemain, et non deux jours plus tard.
La cour des petites créances à Halifax a estimé la semaine dernière que la plaignante, Chelsea McKendrick, avait parfaitement raison de croire qu'un service qui s'appelle «livraison prioritaire le lendemain» voulait dire précisément cela, même si FedEx écrit ailleurs sur son site que cela pourrait prendre jusqu'à deux jours.
La ferme Owls Ridge, de Seaforth, en Nouvelle-Écosse, avait commandé du sperme d'étalon à un éleveur de Langley, en Colombie-Britannique. Or, le sperme perd de son efficacité après un certain temps.
Mme McKendrick a plaidé en cour qu'elle avait engagé des frais de vétérinaire pour la jument juste avant la réception attendue du sperme, qui se serait ensuite révélé inefficace lorsqu'il est arrivé une journée plus tard que prévu.
Un représentant de FedEx a plaidé en cour que la promesse «livraison prioritaire le lendemain» est respectée si la distance à parcourir le permet. D'ailleurs, depuis novembre 2015, FedEx annonce une livraison dans les deux jours entre la côte est et la côte ouest du Canada. Selon le représentant de l'entreprise de messagerie, Mme McKendrick l'aurait su si elle avait cliqué sur un lien dans le site internet de FedEx.
Le juge de la cour des petites créances n'a pas accepté cette défense. Il a estimé que la plaignante avait toutes les raisons de se fier à la promesse d'un service qui se nomme précisément «livraison prioritaire le lendemain» («Priority Overnight»).
FedEx a été condamnée à payer les dommages subis par Mme McKendrick, plus les frais juridiques, pour un total de 740,36 $.