La rémunération des facteurs ruraux et suburbains est inférieure d’environ 25 % à celle des facteurs en milieu urbain.

Équité salariale entre les facteurs: victoire du syndicat des Postes

MONTRÉAL — Le Syndicat des travailleurs des postes vient de remporter une victoire dans le dossier de l’équité salariale entre les facteurs.

L’arbitre qui devait se prononcer sur cet important dossier d’équité salariale a statué qu’il existe bel et bien un écart de salaires entre les facteurs en milieu urbain, rural et suburbain travaillant pour Postes Canada. Toutefois, il a jugé que des négociations devront être menées entre les parties pour en déterminer l’ampleur.

Cet enjeu date de la dernière négociation de la convention collective chez Postes Canada en 2016. Les parties avaient fini par s’entendre sur le renouvellement de la convention collective, mais il avait été convenu de référer la question de l’équité salariale entre les facteurs à un arbitre.

Le problème de fond vient du fait que les facteurs en milieu urbain sont en majorité des hommes, alors que les facteurs en milieu rural et suburbain sont en majorité des femmes. Or, la rémunération des facteurs ruraux et suburbains, qu’on appelle les FFRS, est inférieure d’environ 25 %. Et près des deux tiers d’entre eux sont des femmes.

Au cours d’une entrevue avec La Presse canadienne, jeudi, Nancy Beauchamp, négociatrice en chef de l’unité des FFRS et membre du comité de l’équité salariale a dit voir là « une très grande victoire », non seulement pour ses membres, mais pour toutes les femmes qui occupent un poste à prédominance masculine et qui ne sont pas reconnues.