Après une séance de négociation intensive dans la journée de samedi, le syndicat des employés recommandera l’adoption de l’entente, qui sera présentée à tous les travailleurs dans les prochains jours lors d’une assemblée générale.

Entente de principe pour les employés de la station de ski de Stoneham

Bonne nouvelle pour les skieurs, la grève des employés pourra être évitée à la station de ski de Stoneham. Son syndicat a conclu une entente de principe «jugée satisfaisante» samedi.

Après une séance de négociation intensive dans la journée de samedi, le syndicat des employés recommandera l’adoption de l’entente, qui sera présentée à tous les travailleurs lors d’une assemblée générale. La date du 26 décembre a été évoquée.

Aucun commentaire sur le contenu de cette entente ne sera émis avant la tenue de cette assemblée, peut-on lire dans un communiqué transmis dimanche par la Confédération des syndicats nationaux (CSN). 

Les membres du syndicat des employés de la station de ski de Stoneham avaient adopté un mandat de moyens de pression à 86,7 % jeudi dernier, la question de salaire amenait notamment une grande insatisfaction.

Une menace de grève à la station avait alors plané. À la veille du congé des Fêtes, il s’agissait d’une mauvaise nouvelle pour les adeptes de ski. 

La CSN avait indiqué que le salaire des employés de Stoneham était plus bas que celui des travailleurs d’autres stations de ski de Québec. L’un des échelons indiquait même un montant inférieur à celui du salaire minimum en vigueur au Québec, dont la station Mont-Saint-Anne, qui a le même propriétaire que Stoneham, Resorts of the Canadian Rockies.

«Il y a beaucoup de classes d’employés et beaucoup d’échelons de salaire», avait expliqué la représentante de la CSN, Ann Gingras, en entrevue au Soleil vendredi.

«Ce qu’on projette pour la première classe comme salaire, c’est un montant en bas du salaire minimum tel qu’annoncé par le ministre, 12,92 $/h pour 2020», avait poursuivi Mme Gingras.

Plus tôt cette semaine, le ministre du Travail Jean Boulet avait annoncé une augmentation du salaire minimum à 13,10 $ dès le 1er mai 2020.

Toujours vendredi, Mme Gingras avait assuré que les employés ne souhaitaient pas aller jusqu’à la grève.

«Ils veulent convenir une convention collective, mais pas à n’importe quel prix», avait-elle toutefois averti. 

Pénurie de main-d’oeuvre

Les problèmes liés au manque de main-d’œuvre ont aussi fait partie des discussions entre le syndicat et l’employeur.

Mme Gingras avait expliqué au Soleil que les employés actuels comblent parfois le manque de travailleurs, mais ne sont pas payés plus cher. Étant donné que le salaire offert est plus bas que celui des autres stations de ski, l’intérêt pour travailler à Stoneham se trouve diminué.

«Pour attirer du monde, il faut se montrer attrayant», avait rappelé Mme Gingras.

Conciliatrice en juin

Une conciliatrice dans le dossier avait étudié en juin dernier la situation de l’entreprise et du syndicat. Son mandat était de rédiger un rapport qui demandait si l’entreprise pouvait en faire plus et faire mieux dans ce qu’ils offrent à ses employés. 

«Dans son rapport, elle disait qu’elle considérait que l’entreprise ne pouvait pas aller plus loin. Les membres ont donc rejeté l’offre de règlements», a expliqué Ann Gingras vendredi.

La compagnie albertaine Resorts of the Canadian Rockies est propriétaire de la station de ski Stoneham, qui compte quelque 150 employés syndiqués.