Le ministre de l'Emploi, François Blais, admet que la pression venant du marché pour obtenir une main-d'oeuvre mieux qualifiée est forte.

Enseignement: réduire l'écart entre la théorie et la pratique

QUÉBEC - Une meilleure adéquation entre la formation donnée dans les institutions d'enseignement et les besoins des employeurs sera au coeur du Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre, qui se tient jeudi et vendredi à Québec.
Au terme de deux jours d'échanges avec le monde patronal et les centrales syndicales, le gouvernement Couillard croit qu'il sera mieux outillé pour adopter un train de mesures visant à combattre les pénuries de main-d'oeuvre dans certains secteurs d'activités.
Un des défis sera de mieux former les jeunes qui s'apprêtent à entrer sur le marché du travail, en les attirant vers les programmes reliés aux secteurs d'avenir, mais aussi à convaincre les travailleurs âgés de reporter l'âge de la retraite, pour ne pas pénaliser les employeurs.
Une pression très forte
En point de presse en marge de l'événement, le ministre de l'Emploi, François Blais, a reconnu jeudi qu'il existait une pression très forte sur le marché du travail pour avoir accès à une main-d'oeuvre mieux qualifiée pour les besoins d'aujourd'hui et de demain.
La ministre de l'Enseignement supérieur, Hélène David, a dit qu'il n'était pas question pour autant de privilégier un système d'éducation qui négligerait le tronc commun de formation générale et citoyenne des étudiants au collégial.
Elle a dit vouloir mettre l'accent sur le partage de temps entre la formation théorique et l'apprentissage sur le terrain, par des stages en entreprises par exemple.
L'opposition péquiste favorise aussi la formule de stages, y voyant un moyen à privilégier pour mieux intégrer les nouveaux arrivants au marché du travail. En point de presse, la députée péquiste d'Hochelaga-Maisonneuve, Carole Poirier, a demandé au gouvernement de bonifier le programme existant de stages en milieu de travail.
Son collègue de Rimouski, Harold Lebel, aimerait quant à lui que les communautés rurales et les régions ne soient pas oubliées dans le processus de révision de la formation.
Périodiquement, les chefs d'entreprises se plaignent de devoir refuser des contrats, faute de main-d'oeuvre qualifiée. Ils voudraient revaloriser les métiers et les formations techniques.
Série d'ateliers
Au cours des deux jours de l'événement, une série d'ateliers permettra aux participants de se prononcer sur divers enjeux (disponibilité de la main-d'oeuvre, changements dans les milieux de travail, attraction et maintien en emploi, développement des compétences et formation continue) et de proposer des solutions concrètes au gouvernement.
Le premier ministre Philippe Couillard prononcera un discours au début et à la fin de l'événement.