Un nouveau rapport indique que les grands détaillants canadiens accusent un retard par rapport aux entreprises américaines au chapitre de l’élimination des produits chimiques dangereux de leurs produits.

Élimination des produits chimiques dangereux: les détaillants canadiens en retard

Un nouveau rapport indique que les grands détaillants canadiens accusent un retard par rapport aux entreprises américaines au chapitre de l’élimination des produits chimiques dangereux de leurs produits.

Des groupes écologistes publient leur quatrième rapport annuel sur la manière dont 43 détaillants américains et canadiens gèrent les produits chimiques toxiques ou dangereux. Ces détaillants possèdent plus de 190 000 magasins ou restaurants aux États-Unis et au Canada.

Quatre des cinq entreprises canadiennes de la liste ont reçu des notes inférieures à la moyenne. Métro, Sobeys (IGA) et Restaurant Brands International (Tim Hortons et Burger King) ont reçu la note F, tandis que Canadian Tire obtient la note D+. Loblaw, qui tente d’éliminer progressivement les produits d’hygiène et de beauté de marques maison contenant des phtalates et du triclosan, conserve sa note de C.

Pour la deuxième année consécutive, quatre détaillants américains se classent au premier rang en recevant les notes les plus élevées pour protéger les clients des produits et emballages toxiques : Apple (A+), Target (A), Walmart (A) et IKEA (A-).

Muhannad Malas, du groupe écologiste « Environmental Defence », partenaire canadien de cette étude, se dit déçu des notes obtenues par les détaillants d’ici. Ces résultats, selon lui, démontrent la nécessité pour Ottawa de réviser enfin la Loi canadienne sur la protection de l’environnement.

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna, promettait l’an dernier qu’une loi serait adoptée après les élections d’octobre, pour mieux protéger les Canadiens contre l’exposition à des produits nocifs. Ce projet de loi est à l’étude depuis 2016.