Le président et chef de la direction du Mouvement, Guy Cormier

Desjardins se paye 200 bornes électriques

Le Mouvement Desjardins poursuit son virage vert. L’institution financière installera 200 bornes de recharge pour véhicules électriques à travers son réseau de caisses. Un investissement de plusieurs millions de dollars.

C’est en partenariat avec Hydro-Québec que la coopérative de Lévis offrira ce nouveau service payant au Québec et en Ontario. C’est la firme québécoise AddÉnergie qui réalisera la conception des bornes.

«On va installer des bornes essentiellement dans les stationnements de nos caisses Desjardins. On veut profiter de notre réseau. [...] Cela va peut-être permettre à des gens de se sentir plus rassurés pour aller dans de plus petites collectivités avec leur véhicule électrique», indique au Soleil le président et chef de la direction du Mouvement, Guy Cormier.

«Ce qui est également intéressant, c’est le fait que c’est Desjardins qui avait financé le projet-pilote en 2008 du fondateur d’AddÉnergie, Louis Tremblay. Nous sommes vraiment fiers. Il est aujourd’hui le fournisseur officiel d’Hydro-Québec», poursuit-il.

Si tout se déroule selon les plans, le chantier pour ce nouveau réseau devrait être complété d’ici 2021. Les détenteurs de véhicules électriques retrouveront des bornes de Chapais dans le Nord-du-Québec jusqu’à Havre-St-Pierre sur la Côte-Nord et de Windsor en Ontario jusqu’aux Îles-de-la-Madeleine.

L’investissement comprend la mise en service de 140 bornes standard (240 V) et d’une soixantaine de bornes rapides (400 V). Une borne standard coûte en moyenne entre 7000 $ et 10 000 $. Pour une borne rapide, la facture est d’environ 60 000 $. Leurs emplacements restent encore à déterminer.

«Ce partenariat avec le Mouvement Desjardins nous permet de faire un grand bond en avant et de lancer un message clair à tous ceux qui songent à faire l’acquisition d’un véhicule propulsé à l’électricité : l’infrastructure de recharge publique sera au rendez-vous», se réjouit dans un communiqué Éric Martel, président-directeur général d’Hydro-Québec.

Les caisses mobiles en régions

Par ailleurs, Desjardins a entamé lundi la tournée avec l’une de ses caisses mobiles de certaines régions qui ont perdu (ou perdront) leurs guichets et leurs points de service, notamment à Kamouraska, à Saint-André de Kamouraska, à Saint-Roch-des-Aulnaies, à Sainte-Louise, à Rivière-Ouelle et à Saint-Denis-De La Bouteillerie. Le périple devrait durer cinq semaines. Il prévoit aussi un arrêt à La Pocatière. L’objectif est de démontrer que la coopérative est toujours présente pour ses membres.

Dans les deux autobus transformés en centre de services financiers, on retrouve entre autres un guichet automatique et des conseillers du Mouvement.

Rappelons que l’objectif premier de ce projet-pilote était de rapprocher Desjardins de ses membres, notamment lors de festivals, à leur domicile ou à leur travail.

«Les caisses mobiles, ce sont deux nouveaux outils de Desjardins. On veut les voir sur le terrain», fait valoir M. Cormier. «Dans le cas de Kamouraska et Chaudière-Appalaches, notre volonté est de dire qu’au cours des prochaines semaines, on va mettre la caisse mobile sur ce territoire et on va voir comment cela répond aux besoins des gens. On veut les aider à passer à travers cette transition», poursuit le grand patron.

Évolution de la ristourne

Le Mouvement Desjardins tiendra son Assemblée générale annuelle cette fin de semaine. L’évolution de la ristourne sera notamment l’un des sujets discutés.

«On veut introduire avec notre ristourne l’ensemble des produits Desjardins, d’assurances, de cartes de crédit et de placements. Le message est : ‘‘Plus vous faites affaire avec Desjardins, meilleur sera le retour!’’»,   conclut M. Cormier.

La direction du Mouvement espère introduire cette nouvelle gamme de produits dans le calcul de la ristourne dès mars et avril 2019.

Au terme de l’exercice financier terminé le 31 décembre dernier, Desjardins avait annoncé qu’elle allait retourner sous forme de ristournes 202 millions $ à ses membres. Ce montant représente une augmentation de 40 % par rapport à 2016.