Les franchisés mécontents ont formé leur association en mars pour transmettre leurs inquiétudes à la direction de Tim Hortons.

Des franchisés mécontents poursuivent Tim Hortons

(Vancouver) La tension entre un groupe de franchisés mécontents de Tim Hortons et leur société mère a grimpé d'un cran vendredi, le regroupement des franchisés ayant lancé une poursuite en justice alléguant que Restaurant Brands International (RBI), sa filiale et divers membres de sa direction sabotaient son droit d'association.

La poursuite, déposée devant la Cour supérieure de justice de l'Ontario au nom de deux franchisés membres de la Great White North Franchisee Association (GWNFA), affirme que les défendeurs tentent «d'interférer avec, de restreindre, de pénaliser ou de menacer les franchisés pour les empêcher d'exercer leur droit d'association». Aucune des accusations n'a été prouvée en cour. Les plaignants réclament environ 850 millions $ en dommages.

Tim Hortons a qualifié la poursuite d'«infondée» dans une déclaration publiée par son équipe de relations avec les médias.

«Nous avons toujours clairement affirmé que nous n'interférerions pas avec le droit d'association de nos franchisés, et cela reste vrai aujourd'hui», affirme la chaîne de cafés. Elle ajoute que cette poursuite n'est que la plus récente tactique du groupe de franchisés pour montrer «son manque de respect pour la marque et nos propriétaires de restaurants».

Les franchisés mécontents ont formé leur association en mars pour transmettre leurs inquiétudes à la direction de la bannière de cafés.

Selon la déclaration de la poursuite, les allégations se seraient produites d'un certain nombre de façons. Celles-ci comprennent les actions judiciaires entreprises le mois dernier contre un groupe de membres de la GWNFA qui siègent au conseil d'administration, que Restaurant Brands International a accusés d'avoir coulé de l'information confidentielle à un journal canadien. La GWNFA a rejeté cette allégation.

La poursuite de l'association accuse en outre les défendeurs d'avoir privé ses franchisés de certaines occasions d'affaires parce qu'ils n'étaient «pas alignés» avec les intérêts de Tim Hortons et d'avoir mis de côté un fonds de 2 milliards $ pour racheter les franchisés qui se sont joints à la GWNFA ou qui pourraient le faire à l'avenir.

Le président de GWNFA, David Hughes, un des deux plaignants, dit espérer que la poursuite incitera la société mère à abandonner son recours judiciaire déposée le mois dernier.

Il s'agit de la deuxième poursuite intentée par la GWNFA contre l'entreprise. En juin, le groupe a déposé une demande d'action collective de 500 millions $ en Ontario contre RBI, l'accusant d'avoir utilisé de façon inappropriée l'argent d'un fonds national de publicité.