Adam Miron veut maintenant faire de la cryptomonnaie son nouveau cheval de bataille.
Adam Miron veut maintenant faire de la cryptomonnaie son nouveau cheval de bataille.

De la marijuana à la cryptomonnaie, le parcours d’Adam Miron

Sept ans après avoir semé dans son sous-sol les premiers plants de cannabis d’HEXO Corp., entreprise gatinoise cotée à la Bourse de Toronto, Adam Miron veut maintenant faire de la cryptomonnaie son nouveau cheval de bataille.

L’homme d’affaires de 36 ans -- qui a quitté l’été dernier ses fonctions de directeur de la société qu’il a cofondée avec Sébastien St-Louis — fait maintenant le pari de convaincre les banques canadiennes d’embrasser le bitcoin et autres monnaies numériques par l’intermédiaire d’une technologie développée par Brane Capital, la jeune entreprise ottavienne qu’il préside.

« Nous avons rencontré les six grandes banques au Canada et leur rétroaction a été très bonne. Elles sont toutes très curieuses et elles savent que la cryptomonnaie est une partie de l’économie dans laquelle elles devront toutes un jour participer », fait valoir le président du conseil d’administration.

Selon M. Miron, la panique sur les marchés boursiers durant la pandémie de la COVID-19 vient ajouter des arguments en faveur de la cryptomonnaie.

« Je crois que tout le monde devrait diversifier leur portfolio pour avoir un peu de numérique et donc si les gens se mettent à faire cela alors ça soulève la question de savoir comment le faire », explique-t-il.

Fondée il y a trois ans par Patrick McLaughlin, Brane Capital compte entre autres l’ancien premier ministre de l’Ontario Dalton McGuinty sur son conseil d’administration. L’entreprise naissante a depuis investi 3 M$ en recherche et développement et s’apprête à injecter un autre 1,5 M$, afin de développer une technologie agissant comme dépositaire tiers entre les institutions financières et les gestionnaires d’actifs numériques.

« Quand mes filles de 3, 5 et 7 ans me demandent ce que je fais, je leur dis : «Papa construit une banque», s’exclame-t-il. Brane sera en mesure de conserver l’équivalent de centaines de millions de dollars en cryptomonnaie de façon sécuritaire et garantie et ce n’est qu’un début », poursuit M. Miron.

L’entreprise ottavienne, indique-t-il, ne produit toutefois pas de cryptomonnaie, mais cherche plutôt à offrir une solution plus sécuritaire dans ce secteur émergeant de l’économie, qui comporte encore des risques notamment de liquidité, de volatilité et de blanchiment d’argent.


« Je suis un bâtisseur et j’aime créer des compagnies. »
Adam Miron

Même si M. Miron continue de siéger au conseil d’administration d’HEXO et de présider HEXO MED, la filiale grecque de la société, il affirme que sa décision de quitter il y a un an ses fonctions de directeur au sein de l’entreprise évaluée à plus d’un milliard $ n’a pas été facile.

« C’était très difficile comme décision, mais la maturité professionnelle, c’est d’être capable de reconnaître et d’apprécier les émotions, mais de ne pas les laisser mener tes décisions », confie-t-il.

Entrepreneur en série

M. Miron se décrit plutôt comme un « entrepreneur en série », alors qu’il a contribué à créer une vingtaine d’entreprises, dont le journal en ligne iPolitic. Il affirme que le temps était venu pour lui de relever de nouveaux défis.

« Je suis un bâtisseur et j’aime créer des compagnies », explique-t-il. « Il y a une véritable effervescence à être dans une start-up et de faire plein de choses dans une journée », poursuit-il. « Quand HEXO est devenue de la taille qu’elle était, alors c’était autre chose. Je suis très fier de cela, mais c’était aussi alors devenu clair pour moi que le temps était venu de prendre un peu de temps avec ma famille et de voir ce que je ferais ensuite », ajoute celui qui, peu de temps son départ d’HEXO, a rejoint Brane Capital.