Cryptomonnaie: intérêt de la Banque du Canada

CALGARY — La Banque du Canada examine les questions clés relatives à la conception d’une cryptomonnaie et les problèmes liés à une telle idée, a indiqué lundi un sous-gouverneur de la banque centrale.

Cependant, à moins que les risques associés à la monnaie numérique d’une banque centrale ne puissent être gérés de façon appropriée, la banque ne recommanderait pas l’émission d’une telle monnaie, a affirmé Timothy Lane.

«La conception de ce type de monnaie numérique a des conséquences majeures pour les risques et les atouts de cet instrument», a affirmé M. Lane dans le texte préparé d’un discours prononcé devant la Haskayne School of Business de l’Université de Calgary.

«L’une des raisons les plus importantes pour nous inciter à la prudence tient au fait qu’une monnaie numérique émise par une banque centrale risquerait d’être utilisée dans des opérations illégales ou pourrait avoir des répercussions très graves sur l’intermédiation financière.»

La banque centrale préfère utiliser le terme «crypto-actif» que cryptomonnaie puisque ces produits «ne remplissent pas adéquatement les fonctions de base de la monnaie», a expliqué M. Lane. Par exemple, la valeur du bitcoin a fortement fluctué, atteignant 20 000 $ US l’année dernière et se négociant actuellement à environ 6000 $ US.

Toutefois, a ajouté le sous-gouverneur, au fil de leur évolution, ces actifs pourraient toucher aux fonctions essentielles de la banque centrale, notamment la politique monétaire, la stabilité financière, les paiements et la monnaie.

Même si elle n’est pas responsable de la réglementation des cryptomonnaies, la Banque du Canada examine actuellement l’impact potentiel de ces actifs sur la stabilité du système financier.

Plus tôt cette année, la première sous-gouverneure de la Banque du Canada, Carolyn Wilkins, a appelé les autorités à ?uvrer à la mise en place d’un ensemble de politiques harmonisées régissant les cryptomonnaies. Elle a affirmé qu’il était important d’avoir une stratégie sur les crypto-actifs aussi cohérente que possible entre les pays.

Blanchiment d'argent

M. Lane a indiqué lundi que les différences dans la réglementation dans le monde, ainsi que le caractère incomplet de la réglementation dans de nombreuses juridictions, laissaient une marge de man?uvre pour l’arbitrage réglementaire.

«Du point de vue de la lutte contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme, la diversité du traitement des crypto-actifs par les organismes de réglementation est une préoccupation particulièrement urgente», a-t-il affirmé.

Ces actifs ne posent pas encore de risques pour la stabilité financière, a souligné M. Lane, mais les choses évoluent rapidement à mesure que la taille, la complexité et l’interconnexion des crypto-actifs grandissent.

«Au vu de l’évolution des technologies qui sous-tendent les crypto-actifs et de la conception changeante de ces instruments, nous devons être prêts à réévaluer leur incidence potentielle sur la stabilité financière», a-t-il affirmé.

«Il s’agirait par exemple de se pencher sur l’intégrité des systèmes de paiement, sur le modèle d’affaires des banques ainsi que sur les expositions des institutions et des infrastructures financières.»

Cependant, à moins que les risques associés à la monnaie numérique d’une banque centrale ne puissent être gérés de façon appropriée, la banque ne recommanderait pas l’émission d’une telle monnaie, a affirmé Timothy Lane.

«La conception de ce type de monnaie numérique a des conséquences majeures pour les risques et les atouts de cet instrument», a affirmé M. Lane dans le texte préparé d’un discours prononcé devant la Haskayne School of Business de l’Université de Calgary.

«L’une des raisons les plus importantes pour nous inciter à la prudence tient au fait qu’une monnaie numérique émise par une banque centrale risquerait d’être utilisée dans des opérations illégales ou pourrait avoir des répercussions très graves sur l’intermédiation financière.»

La banque centrale préfère utiliser le terme «crypto-actif» que cryptomonnaie puisque ces produits «ne remplissent pas adéquatement les fonctions de base de la monnaie», a expliqué M. Lane. Par exemple, la valeur du bitcoin a fortement fluctué, atteignant 20 000 $ US l’année dernière et se négociant actuellement à environ 6000 $ US.

Toutefois, a ajouté le sous-gouverneur, au fil de leur évolution, ces actifs pourraient toucher aux fonctions essentielles de la banque centrale, notamment la politique monétaire, la stabilité financière, les paiements et la monnaie.

Stabilité du système financier

Même si elle n’est pas responsable de la réglementation des cryptomonnaies, la Banque du Canada examine actuellement l’impact potentiel de ces actifs sur la stabilité du système financier.

Plus tôt cette année, la première sous-gouverneure de la Banque du Canada, Carolyn Wilkins, a appelé les autorités à ?uvrer à la mise en place d’un ensemble de politiques harmonisées régissant les cryptomonnaies. Elle a affirmé qu’il était important d’avoir une stratégie sur les crypto-actifs aussi cohérente que possible entre les pays.

M. Lane a indiqué lundi que les différences dans la réglementation dans le monde, ainsi que le caractère incomplet de la réglementation dans de nombreuses juridictions, laissaient une marge de man?uvre pour l’arbitrage réglementaire.

«Du point de vue de la lutte contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme, la diversité du traitement des crypto-actifs par les organismes de réglementation est une préoccupation particulièrement urgente», a-t-il affirmé.

Ces actifs ne posent pas encore de risques pour la stabilité financière, a souligné M. Lane, mais les choses évoluent rapidement à mesure que la taille, la complexité et l’interconnexion des crypto-actifs grandissent.

«Au vu de l’évolution des technologies qui sous-tendent les crypto-actifs et de la conception changeante de ces instruments, nous devons être prêts à réévaluer leur incidence potentielle sur la stabilité financière», a-t-il affirmé.

«Il s’agirait par exemple de se pencher sur l’intégrité des systèmes de paiement, sur le modèle d’affaires des banques ainsi que sur les expositions des institutions et des infrastructures financières.»