Les entreprises canadiennes ont encore des craintes par rapport au marché chinois.

Craintes envers la Chine

Un vaste rapport fédéral laisse croire que les entreprises canadiennes ne sont pas convaincues qu’une entente de libre-échange dissiperait les craintes qu’elles ont concernant le commerce avec la Chine.

Le rapport récemment dévoilé expose les enjeux qui devraient être résolus avant que le Canada ne signe une entente de libre-échange avec la Chine, selon plus de 600 entreprises, universitaires et membres de la société civile.

Entre autres préoccupations figurent les pertes d’emplois et l’élimination d’entreprises qui pourraient résulter d’une plus grande libéralisation du commerce s’il s’avère que les entreprises canadiennes ne peuvent concurrencer celles de la Chine en raison des normes du travail plus faibles, des exigences environnementales moins strictes et des subventions, indique le rapport.

Ces groupes canadiens ont dit clairement que l’absence d’actions sur ces enjeux ne ferait qu’aggraver la mise à l’écart du secteur manufacturier canadien.

Il y a un scepticisme à la vision qu’une entente de libre-échange « pourrait adresser de manière importante le spectre entier des défis des entreprises canadiennes dans le commerce avec la Chine », soutient le rapport.

Les parties intéressées affirment que toute entente commerciale aurait besoin d’un mécanisme de résolution des différends robuste afin d’apaiser les craintes quant à la « volonté ou la capacité » du gouvernement chinois à adhérer à ses obligations en vertu de tout accord futur.

Tester l’eau

Une relation commerciale accrue avec la Chine a fait l’objet de discussions exploratoires cette année, décrites par le gouvernement comme une manière de « tester la température de l’eau » pour voir s’il y a suffisamment d’atomes crochus pour lancer des négociations en bonne et due forme.

Des entreprises canadiennes sont intéressées par une entente de libre-échange avec la Chine pour les aider à concurrencer des rivaux dans des pays tels que l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Corée, qui ont un accès plus direct au marché chinois.