Christine Lavallée, fondatrice de la compagnie Life More Simple, à Chelsea.
Christine Lavallée, fondatrice de la compagnie Life More Simple, à Chelsea.

COVID-19: « on doit soutenir nos entreprises locales plus que jamais »

Julien Coderre
Julien Coderre
Le Droit
Alors que la pandémie de COVID-19 a bouleversé le quotidien de milliers de commerçants à travers le Québec au cours des derniers mois, une couturière de Chelsea souhaite encourager la population à stimuler l’économie locale.

« On doit soutenir nos entreprises locales plus que jamais », lance Christine Lavallée au bout du fil en entrevue avec Le Droit.

Habitant le secteur de Chelsea, Mme Lavallée a lancé sa compagnie La Vie Plus Simple (Life More Simple) il y a trois ans, à la suite d’un périple de deux décennies à Hawaï.

« Quand j’avais 20 ans, je suis déménagée à Hawaï et j’y suis resté une vingtaine d’années avant de revenir au Québec et de lancer mon entreprise, raconte-t-elle. Je suis une couturière et une designer de métier et j’adore la nature. En agençant ces deux passions-là, ça m’a permis de démarrer ma compagnie zéro déchet. »

« En lançant La Vie Plus Simple, je me suis dit que je voulais tout garder ici au Québec et au Canada. Il y a tellement de beaux produits ici et c’est notre monde, nos artisans, il faut les encourager », ajoute Mme Lavallée.

Des sacs à sandwich, des sacs à collation, des sacs à linge et maintenant des masques, tous réutilisables, voici une partie des produits qu’on peut retrouver sur le site web de l’entreprise de Mme Lavallée.

Le design des tissus se fait également au Québec, par des artistes de la province, note Mme Lavallée en assurant que ses masques ont trois épaisseurs et sont dotés d’un filtre.

Christine Lavallée, fondatrice de la compagnie Life More Simple, à Chelsea.

Rappelons que la semaine dernière, les autorités fédérales de santé publique ont changé leur fusil d’épaule concernant les masques non médicaux en recommandant aux Canadiens de dorénavant porter des masques à trois couches, partout sauf à l’extérieur.

« Un masque ou un couvre-visage devrait être fait d’au moins trois couches : deux couches de tissu serré, comme du coton ou du lin, et une troisième couche (centrale) en tissu filtrant, comme un tissu de polypropylène non tissé », détaille l’agence sur son site internet.

« J’ai toujours pensé que c’était mieux si les gens portaient des masques à trois couches, affirme en ce sens Mme Lavallée. Pour moi c’est logique que ce soit la meilleure façon de se protéger et de protéger les autres, et donc de limiter la propagation du virus. Dans un sens, le fait que la santé publique ait confirmé ceci me rend fière parce que lorsque j’allais dans différents magasins pour leur proposer de vendre mes masques, on me demandait d’en faire davantage, mais à une seule couche. Moi, j’insistais sur le fait que j’allais faire quelque chose de qualité et de réutilisable. J’ai donc toujours conservé les trois épaisseurs et le filtre, ce que la santé publique canadienne suggère maintenant. »

L’entrepreneure et couturière de Chelsea ne cache d’ailleurs pas que sa vie a complètement changé depuis que la COVID-19 a frappé le pays, en mars dernier.

« En début de pandémie, dans mon cœur, je me disais que je devais faire un masque qui allait protéger les gens dans les hôpitaux, peu importe l’argent que ça allait coûter, parce qu’on parle de gens qui mettent leur vie en danger pour la population, souligne-t-elle. Je faisais ça pour aider, c’était ma façon de contribuer. Je ne suis pas une file qui a étudié les affaires, on m’a jeté dans ce monde quand la pandémie est arrivée. »

Depuis la mi-mars, plus de 5000 masques ont été distribués par Mme Lavallée et son entreprise aux professionnels de la santé ainsi qu’aux personnes dans le besoin.