Le premier ministre Philippe Couillard sera à Washington le 26 juin pour une série de rencontres avec des élus et des représentants du gouvernement américain, avant de livrer un discours à New York le 28 juin.

Couillard à Washington pour défendre le Québec

Parce que «l’économie du Québec est menacée», Philippe Couillard ira dénoncer les mesures protectionnistes de Donald Trump aux États-Unis la semaine prochaine.

Le premier ministre sera à Washington le 26 juin pour une série de rencontres avec des élus et des représentants du gouvernement américain, avant de livrer un discours à New York le 28 juin.

Son objectif est de «cimenter des alliances avec ceux aux États-Unis qui pensent comme nous, et ils sont nombreux». 

M. Couillard indique que lors d’un appel téléphonique mercredi, lui et le premier ministre de l’Ontario Doug Ford ont convenu d’agir de façon concertée face aux États-Unis. Leurs horaires respectifs n’ont toutefois pas permis une mission commune.

Affichant un air sombre, le premier ministre Couillard dit tout de même être prêt à faire face à la musique, avec «une marge de manoeuvre» financière qui lui permettra d’intervenir si l’économie subissait d’importants contrecoups. 

Favoriser l'achat local

Après avoir rencontré les syndicats et les associations patronales la veille, le gouvernement Couillard a annoncé «un plan évolutif» non chiffré pour aider les entreprises qui perdent actuellement des contrats en raisons des tarifs imposés par l’administration Trump. 

M. Couillard demande à ces entreprises de se manifester pour que son gouvernement puisse ensuite les aider à diversifier leurs marchés ou leurs fournisseurs. Le gouvernement Couillard souhaite favoriser l’achat local, de même que les échanges commerciaux à l’intérieur du Canada et avec l’Europe. 

Pour l’industrie de l’aluminium, Québec a annoncé qu’il allait payer 85% des coûts de formation pour les employés qui perdraient leur emploi, au lieu de 50%. «Nous allons encore une fois au Québec nous serrer les coudes. Nous allons tenir bon», a soutenu M. Couillard. 

Même s’il croit que chaque citoyen peut faire des choix économiques qui favorisent le Québec, le premier ministre n’a pas donné d’appui formel aux mouvements de boycott des produits américains. Ni au mouvement de boycott des États-Unis comme destination vacances. «Je commencerai pas à me mêler des choix de vacances des citoyens. Je pense que l’État se mêle déjà assez de la vie des gens comme ça.»

Le premier ministre refuse de parler de «guerre commerciale» entre le Canada et les États-Unis à l’heure actuelle. «Je qualifierais ça d’escarmouches à coup de tarifs.»

Ce qui l’inquiète beaucoup plus toutefois, c’est l’escalade des tarifs douaniers entre les États-Unis et la Chine, qui pourraient provoquer une grande guerre commerciale et «plonger le monde dans une récession».