Au cours du trimestre, Couche-Tard a vu son bénéfice net attribuable aux actionnaires atteindre 455,5 millions $ US, ce qui représentait une hausse de 25 pour cent par rapport à celui de 364,7 millions $ US de l’an dernier.

Couche-Tard se dit optimiste vis-à-vis de son programme de fidélisation

TORONTO - Alimentation Couche-Tard dit qu’il est trop tôt pour évaluer l’impact à long terme de l’abandon du programme de fidélisation Aéroplan dans les dépanneurs de la bannière Esso, mais le temps que l’entreprise a mis à passer au programme PC Optimum a déjà entravé ses ventes.

Le détaillant de Laval a rappelé jeudi, lors d’une conférence téléphonique au sujet de ses résultats trimestriels, qu’il avait mis fin au programme Aéroplan le 31 mai et que PC Optimum n’avait été mis en place qu’au mois d’août, ce qui lui a laissé peu de temps pour observer l’incidence du changement sur les habitudes des consommateurs.

«Nous sommes assez optimistes», a affirmé le directeur financier de Couche-Tard, Claude Tessier. «Nous savons généralement que les programmes de fidélisation ont un impact positif sur les ventes.»

Cependant, les résultats de la société montrent que l’écart de deux mois entre la fin d’Aéroplan et le passage à PC Optimum a nui à la marque, au moins de façon minimale, au premier trimestre clos le 22 juillet.

Couche-Tard a calculé que cette période de transition avait contribué à une diminution de 3,3 pour cent des volumes de ventes de carburant pour le transport routier dans les établissements ouverts depuis au moins un an.

Malgré tout, les volumes de carburant au Canada ont augmenté de 10,5 pour cent, tandis que les volumes totaux ont augmenté de 32 pour cent, les recettes tirées des carburants étant passées de 6,8 milliards $ US l’an dernier à 10,9 milliards $ US au plus récent trimestre.

Au cours du trimestre, Couche-Tard a vu son bénéfice net attribuable aux actionnaires atteindre 455,5 millions $ US, ce qui représentait une hausse de 25 pour cent par rapport à celui de 364,7 millions $ US de l’an dernier.

Les recettes ont atteint 14,8 milliards$ US, contre un chiffre d’affaires de 9,84 milliards $ US un an plus tôt.

En excluant les éléments non récurrents, la société a affiché un bénéfice ajusté de 498 millions $ US, soit 88 cents US par action, contre un profit de 381 millions $ US, ou 67 cents US par action, au premier trimestre de l’an dernier.

Les analystes misaient sur un bénéfice ajusté de 82 cents US par action, à partir de revenus de 13,9 milliards $ US, selon les prévisions recueillies par Thomson Reuters Eikon.

Les dirigeants ont attribué la vigueur du trimestre à une augmentation de 6,6 pour cent des ventes de marchandises dans les dépanneurs canadiens ouverts depuis au moins un an, à une solide performance des sites de CST Canada acquis il y a un an, à une hausse des taxes sur les cigarettes et autres produits du tabac et à l’expansion de son programme de fidélisation pour le café.

Le président de Couche-Tard, Brian Hannasch, a indiqué que la société avait également observé une croissance «significative» dans le secteur des produits du tabac aux États-Unis au cours du trimestre.

«Une partie de cela est attribuable à l’innovation dans la fabrication (...) mais cela témoigne également de notre marchandisage, de la rapidité avec laquelle nous activons les nouvelles offres et les marques émergentes, et de la façon dont nous présentons ces offres aux consommateurs dans nos établissements», a-t-il dit aux analystes.

Il a précisé que les bénéfices de la société avaient également été soutenus par les offres alimentaires de la marque au Canada, qui comprennent des produits cuits sur place et des hot-dogs.

En Europe, l’offre de café glacé de la société, offerte sur de nombreux sites, a été «bien acceptée par les clients jusqu’à présent» et a été aidée par un été chaud, a-t-il indiqué.

L’analyste Keith Howlett, de Desjardins Marché des capitaux, a indiqué que les résultats dépassaient les attentes des analystes en grande partie grâce à la hausse des marges sur le carburant aux États-Unis.

«Le rendement des ventes comparables de Couche-Tard était nettement supérieur à celui de ses pairs américains», a-t-il écrit dans un rapport.

À la Bourse de Toronto, l’action de Couche-Tard a pris jeudi 2,86 $, soit 4,5 pour cent, pour clôturer à 66,01 $.