«Nous avons réévalué nos pratiques pour s’assurer que nous ne vendions pas à des consommateurs trop jeunes, que ce soit de l’alcool, du tabac (par exemple)», a indiqué le président et chef de la direction d'Alimentation Couche-Tard, Brian Hannasch.

Couche-Tard préfère jouer de prudence avec les produits fabriqués par Juul

Alimentation Couche-Tard dit évaluer son approche entourant les produits du tabac à «moindre risque» à la suite de la décision du fabricant de cigarettes électroniques Juul Labs de retirer des capsules aromatisées des tablettes aux États-Unis dans le but de réduire leur attrait pour les mineurs.

Si la multinationale fait preuve d’un certain «enthousiasme» à l’égard des perspectives de croissance de ce marché, elle compte jouer de prudence étant donné que des produits comme ceux proposés par Juul ont probablement «trop de succès» puisque trop de mineurs avaient été en mesure de les obtenir, a estimé son président et chef de la direction, Brian Hannasch.

«Couche-Tard veut s’assurer de ne pas faire partie du problème, a-t-il dit, mercredi, lors d’une conférence téléphonique visant à commenter les résultats du deuxième trimestre. Nous avons donc réévalué nos pratiques pour s’assurer que nous ne vendions pas à des consommateurs trop jeunes, que ce soit de l’alcool, du tabac (par exemple).»

En prenant sa décision plus tôt ce mois-ci, Juul avait affirmé que le marché canadien était différent de celui aux États-Unis. M. Hannasch a dit qu’il saluait la décision de retirer ces produits des tablettes au sud de la frontière, même s’ils sont toujours disponibles en territoire canadien.

Le tabac et les d’autres produits dérivés ont régulièrement contribué à la progression des revenus de l’exploitant de dépanneurs et de stations-service au cours des dernières années.

Après la clôture des marchés, mardi, Couche-Tard a dévoilé un bénéfice net de 473,1 millions $ US, ou 84 ¢US, au deuxième trimestre, par rapport à 432,5 millions $ US, ou 76 ¢US, à la même période il y a un an.

Les revenus de l’entreprise établie à Laval ont également bondi de 21%, à 14,7 milliards $ US.

De leur côté, les ventes des établissements ouverts depuis au moins un an — un indicateur clé dans le secteur du commerce de détail — ont grimpé de 5,1% au Canada, 4,4% aux États-Unis et de 4,6% en Europe.

Au cours des prochains mois, Couche-Tard compte se concentrer à ajouter des sites à son réseau en plus d’évaluer divers produits alimentaires qui pourraient être vendus dans la plupart de ses magasins à travers le monde.

Améliorer l'expérience client

La compagnie veut également améliorer l’expérience de magasinage pour ses clients, a expliqué aux analystes M. Hannasch.

«L’achat de carburant et d’articles dans nos magasins n’a pas vraiment changé depuis l’introduction des lecteurs de cartes il y a 25 ans», a-t-il remarqué. Nous pensons pouvoir jouer un rôle afin de faire bouger les choses. Nous tablons sur plusieurs initiatives visant à changer les façons d’interagir avec les consommateurs au cours des prochaines années.»

Abstraction faite des éléments non récurrents, le bénéfice par action de l’entreprise a été de 84 ¢US au deuxième trimestre, alors qu’il avait été de 80 ¢US il y a un an.

La performance trimestrielle de Couche-Tard s’est avérée supérieure aux attentes des analystes sondés par Thomson Reuters Eikon, qui anticipaient un profit ajusté de 82 ¢US sur des recettes trimestrielles de 13,9 milliards $ US.

En date du 14 octobre, le réseau de Couche-Tard comptait 9943 magasins en Amérique du Nord ainsi que 2718 autres en Scandinavie, en Irlande, en Pologne, dans les pays baltes ainsi qu’en Russie.