Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin a participé à la pelletée de terre officialisant le début des travaux du projet résidentiel et commercial AGORA, dans le Plateau, jeudi.

Construction débutée pour AGORA

Le Plateau franchit une étape de plus vers la naissance d’un véritable « cœur » pour le quartier.

Le consortium de promoteurs derrière le projet résidentiel et commercial AGORA — situé au coin du boulevard du Plateau, ainsi que des rues de Bruxelles et d’Europe — a officialisé le début des travaux, jeudi matin, avec une pelletée de terre symbolique, en présence d’élus municipaux, incluant le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

« Pour mon secteur, c’est transformateur, affirme la conseillère du Plateau, Maude Marquis-Bissonnette. C’est en face d’où sera située notre belle bibliothèque du Plateau et en face du parc central. Ça va vraiment créer une attraction. »

L’élue municipale souligne que la priorité sera accordée aux piétons et aux cyclistes dans ce nouveau développement alors qu’on prévoit l’aménagement de larges trottoirs et de pistes cyclables, et que les stationnements de surface seront plutôt rares.

La place publique d’une taille de 80 000 pieds carrés construite par les promoteurs sera cédée à la Ville de Gatineau et pourra être animée par l’Association des résidents du Plateau (ARP), la municipalité et le secteur privé. Éventuellement, on pourra y voir autant de l’animation familiale un samedi matin, des événements communautaires comme les mardis musique classique de l’ARP, que des spectacles d’envergure. La firme Orkestra a d’ailleurs été retenue par le promoteur pour animer la place publique.

« On peut recevoir plusieurs milliers de personnes », indique le président de Construction Junic, Nicolas Tremblay.

AGORA comprendra 600 unités résidentielles, 120 000 pieds carrés de locaux commerciaux et 210 000 pieds carrés d’espaces de bureaux. M. Tremblay affirme qu’une consigne a été donnée à l’équipe qui travaille au développement du projet afin de remplir ces espaces avec des commerces de proximité et, surtout, des entreprises locales.

« Le mot d’ordre que j’ai donné à l’équipe, c’est le raffinement. On veut le luxe accessible. »

Le « luxe accessible », pour l’instant, ça signifie la signature de baux pour un deuxième local du resto-bar « Soif » de Véronique Rivest, un bistro administré par Les Flavoureux et un spa urbain sur le toit d’un bâtiment par le Studio 157.

« On ne souhaite pas en faire une destination uniquement pour les résidents du Plateau, mais aussi une destination régionale. Au lieu que les gens aient à se déplacer du côté ontarien, on souhaite qu’une partie de la consommation en matière de restaurants et de commerce au détail se passe dans la cour chez nous », soutient Nicolas Tremblay.