Selon le relevé de plaintes de consommateurs, chaque année, le domaine de l’asphaltage des entrées résidentielles recèle quelques représentants douteux qui se démarquent par des pratiques causant des préjudices aux consommateurs ainsi qu’à l’image de l’industrie de la rénovation domiciliaire.

Asphaltage résidentiel: vigilance!

Nous sommes présentement, à n’en pas douter, à l’amorce de la saison forte des sollicitations de commerçants itinérants sillonnant les quartiers afin de proposer leurs services tels que l’entretien paysager ou la rénovation domiciliaire.

Selon le relevé des plaintes de consommateurs, il apparait chaque année que le domaine de l’asphaltage des entrées résidentielles recèle, parmi les entreprises sérieuses et professionnelles, quelques représentants plus douteux de l’industrie qui se démarquent par des pratiques causant des préjudices à la fois aux consommateurs ainsi qu’à l’image de l’industrie de la rénovation domiciliaire.

Il faut donc faire preuve de vigilance si on sonne à votre porte pour vous proposer une occasion unique de refaire une beauté à votre entrée résidentielle.

«On fait des travaux dans votre quartier»
Selon le récit des plaintes de consommateurs ayant eu maille à partir avec un entrepreneur improvisé dans le domaine, il appert que celui-ci soit reconnaissable: il utilise un véhicule non identifié, il demande d’être payé en argent comptant, ne produit ni évaluation ni contrat écrit, du moins pas spontanément.

Autre truc qu’on rapporte, le représentant suscite l’empressement en soulignant qu’il lui reste de l’asphalte invendu qu’il est prêt à vous laisser à rabais pour peu que vous donniez votre accord sur-le-champ. Méfiez-vous de ces astuces et prenez le temps de vous informer au sujet de l’entreprise.

Avec une estimation écrite des travaux à faire, vous pourrez également vérifier leur légitimité auprès d’autres entreprises œuvrant dans ce secteur d’activité.

Contrat conclu à domicile: des obligations
Un contrat conclu au domicile du consommateur constitue un contrat de vente itinérante. Cela entraîne, pour le commerçant qui commercialise ses services par démarchage, des obligations particulières, dont celle de se munir d’un permis délivré par l’Office de la protection du consommateur (OPC).

Vous pouvez d’ailleurs vérifier que l’entreprise en possède bel et bien un en consultant le site Web de l’OPC.

Le titulaire d’un permis aura par ailleurs déposé à l’Office une protection financière protégeant les consommateurs en cas de cessation des activités de l’entreprise.

Entente constatée par écrit
Exigez que l’entrepreneur consigne l’entente par écrit. Le contrat doit être détaillé et renfermer notamment :

* Les coordonnées de l’entreprise et le numéro de permis

* La date de conclusion du contrat

* La profondeur de l’excavation

* La quantité et la qualité du matériel utilisé

* Le nettoyage et l’enlèvement des débris

* La date prévue de la fin des travaux

* La garantie

* Le prix total des travaux

* Les modalités de paiement

En vertu de la loi, vous disposez de 10 jours pour annuler le contrat lorsqu’il s’agit d’une vente itinérante. Il s’agit d’un droit que vous pouvez faire valoir à votre discrétion sans avoir à invoquer un motif particulier. Pour ce faire, vous devez envoyer un avis écrit à cet effet et le contrat est dès lors annulé. Le commerçant doit, le cas échéant, rembourser les sommes perçues auprès du consommateur.

Gary Frost est directeur des services aux clientèles à l’Office de la protection du consommateur.