La fermeture du parc aquatique Calypso due à la pandémie de la COVID-19 est un coup dur pour les étudiants qui y travaillent habituellement pendant l’été.
La fermeture du parc aquatique Calypso due à la pandémie de la COVID-19 est un coup dur pour les étudiants qui y travaillent habituellement pendant l’été.

Calypso toujours fermé: un coup dur pour les étudiants

La fermeture du parc aquatique Calypso due à la pandémie de la COVID-19 est un coup dur pour les étudiants qui y travaillent habituellement pendant l’été. Pour plusieurs, cet emploi estival constituait une des seules façons d’économiser suffisamment pour poursuivre leurs études postsecondaires.

Chaque année, le parc aquatique Calypso emploie plus de 600 travailleurs pendant la saison chaude pour faire fonctionner ses installations. De ce nombre, pas moins de 90% sont des étudiants, précise la directrice principale des communications pour le groupe Calypso-Valcartier, Sandra Nadeau. 

Nathan Summers et Jasmine Berniqué sont des étudiants qui travaillent à Calypso depuis trois et quatre ans, respectivement. Tous deux actuellement sans emploi, l’impact financier que la fermeture du parc impose à leurs parcours scolaires est considérable. 

Rappelons que le gouvernement ontarien a exclu les parcs aquatiques de la troisième phase du déconfinement de la province, entamée le 17 juillet dernier. Sandra Nadeau souligne demeurer en contact avec les employés pour les mettre à jour de toute nouvelle information reçue et elle dit également comprendre le stress financier que la situation peut engendrer pour les jeunes qui entament prochainement des études collégiales ou universitaires. 

C’est le cas de Nathan Summers, qui devait étudier au Collège Algonquin en septembre. Mais il s’est cependant vu dans l’obligation de prendre une année sabbatique et de repousser le commencement de ses études par manque budgétaire. «Quand je travaille à Calypso l’été, ils nous donnent beaucoup d’heures. On travaille souvent. J’ai décidé d’attendre une autre année pour que je puisse économiser plus d’argent, parce que je ne suis pas capable de travailler.» 

Le parc aquatique Calypso demeure fermé en raison de la pandémie de COVID-19.

Jasmine Berniqué, pour sa part, entreprendra cet automne sa deuxième année à l’Université de Moncton. Présentement à la recherche d’un autre emploi pour combler le manque de fonds créé par la fermeture de Calypso, elle n’a toujours reçu aucun retour d’appel. «J’ai quand même la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants, mais ça représente la moitié, si pas moins, de ce que j’aurais fait comme salaire pendant un été normal.»

Elle se considère chanceuse malgré tout. Avec la pandémie, et comme le feront beaucoup d’autres étudiants universitaires partout au pays, Jasmine pourra suivre ses cours virtuellement et à distance lors de son prochain semestre. «Je ne sais pas comment j’aurais fait sinon avec en plus un logement à payer à Moncton.»

La jeune femme ajoute également qu’il n’y a pas nécessairement que du mauvais, selon elle, dans cette décision du gouvernement Ford de retarder l’ouverture du parc. Elle souligne même ressentir un certain soulagement. En tant que sauveteuse, Jasmine se disait quelque peu anxieuse d’exercer son emploi tout en côtoyant la COVID-19 de près. «Tu es dans l’eau et disons qu’il faut que tu sautes pour porter assistance à quelqu’un, tu ne sais pas si la personne a des symptômes. D’un côté, je suis soulagée», ajoute l’étudiante.