La firme Brigil a mis la main sur le Village Cartier, dans le secteur Hull, dans le but de revitaliser le centre commercial.

Brigil acquiert Village Place Cartier

Le Village Place Cartier s’apprête à subir une importante cure de rajeunissement si l’on en croit la firme Brigil, nouvellement propriétaire du site de 16 acres.

L’entreprise a confirmé mardi lors d’un point de presse la nouvelle annoncée par Le Droit, indiquant qu’elle avait finalisé une transaction vendredi dernier pour acquérir la propriété d’une superficie totale de 684 000 pieds carrés, incluant le stationnement. 

Le président de la firme immobilière, Gilles Desjardins, affirme qu’il avait un œil sur ce centre commercial depuis plusieurs années et qu’il était passé près de passer à l’acte en 2013. Cette fois, l’occasion qui s’est présentée était la bonne, a-t-il raconté. Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé, ce dernier se contentant de dire que sa patience avait valu le coup et qu’il s’agissait de « gros chiffres ». 

Brigil, qui dit croire au potentiel « extraordinaire » de ce centre commercial situé à un « endroit central et stratégiquement situé sur le territoire de Gatineau », a plusieurs idées sur sa planche à dessin, à commencer par la revitalisation des commerces, une première phase qui pourrait s’amorcer dès le printemps. 

« C’est sûr que j’aimerais avoir mes permis de rénovation avant le 1er mai. Les architectes, les urbanistes et l’équipe professionnelle sont déjà en train de travailler sur les plans », de dire M. Desjardins.

L’objectif de Brigil est que les travaux de revitalisation du centre commercial soient terminés en juillet 2020. M. Desjardins se dit d’ailleurs convaincu que les espaces vacants pourront avoir trouvé preneur d’ici là. 

Le directeur du développement commercial de Brigil, Yves Ducharme, en compagnie du grand patron de l'entreprise, Gilles Desjardins.

Tout est sur la table pour la transformation du site à l’angle des boulevards Saint-Joseph et Saint-Raymond. Brigil soutient qu’à terme, en plus du commerce au détail, le projet de métamorphose qui s’échelonnera sur de nombreuses années pourrait comprendre des restaurants, des espaces à bureaux, une résidence pour aînés, des condos luxueux, un hôtel, un cinéma, un théâtre ou encore une salle de yoga. Des édifices de logements sociaux pourraient aussi être intégrés au projet, dit-on. 

Mais avant que des grues s’activent sur le terrain, Brigil souhaite d’abord tâter le pouls des locataires actuels, de la population et des commerçants des environs. Des consultations publiques seront organisées prochainement. Il n’est pas non plus exclu que le site adopte une nouvelle appellation.

« Les idées ne manquent certes pas, on interpelle tout le monde. On va mettre en place un site web et on va demander aux gens de nous nourrir de leurs idées. C’est avec ça qu’on sera en mesure de retrouver ici un centre formidable, qui touchera tout le monde », de dire le directeur du développement commercial de Brigil, Yves Ducharme. 

Changement de zonage 

Gilles Desjardins confirme qu’un changement de zonage sera nécessaire pour que le projet devienne réalité, étant donné que des édifices en hauteur seront aussi érigés. La construction d’un premier édifice flambant neuf sur le site pourrait débuter au printemps 2020. 

Même si ses relations avec la Ville de Gatineau ont été malmenées dans le houleux dossier des deux tours de 55 et 35 étages sur la rue Laurier, le promoteur est confiant que les choses se dérouleront rondement cette fois.

« Je suis très optimiste, on a confiance que la Ville va travailler avec nous. Ce sera un projet très positif pour notre économie. On a une vision sur 50 ans ici, une vision à très long terme », affirme M. Desjardins. 

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a salué l’investissement envisagé par Brigil dans une déclaration écrite. 

« C’est un projet qui arrive au bon moment, alors que nous sommes en train d’investir 78 millions $ pour refaire cette artère (Saint-Joseph). […] Je me réjouis qu’un promoteur propose un projet dynamique pour le secteur, ce sera une remise à neuf presque complète. Dès que le projet sera déposé, nous nous mettrons en marche », a-t-il réagi.

Il ne reste plus qu’une poignée de locataires à Village Place Cartier, dont IGA, Walmart, Dollarama, Nautilus Plus, RBC Banque Royale ainsi que la SAQ Express. En 1965, il est devenu le premier centre commercial à voir le jour en Outaouais.