Jagmeet Singh, chef du NPD, et son adjoint Alexandre Boulerice

Boulerice: les emplois en génie ne passent pas que par le logo de SNC-Lavalin

MONTRÉAL - Maintenir l’expertise et les emplois en génie au Québec et au Canada ne passe pas uniquement par «le logo de SNC-Lavalin», martelle le chef adjoint du NPD, Alexandre Boulerice. D’autres firmes de génie peuvent employer ces ingénieurs ici.

De passage à Montréal mercredi pour présenter Nima Machouf, qu’il appuie comme candidate du Nouveau Parti démocratique dans Laurier-Sainte-Marie, M. Boulerice a reproché au gouvernement libéral de Justin Trudeau de faire du «spin politique» en faisant croire que le dossier de SNC-Lavalin en était un de maintien des emplois au Québec et de disparition d’un fleuron du génie.

Ces emplois en génie pourraient très bien être sauvegardés et ces ingénieurs pourraient tout simplement travailler pour une autre firme de génie, tout en demeurant au pays, a-t-il fait valoir.

«Ces gens-là ont des expertises; ils pourraient facilement aller travailler pour d’autres firmes d’ingénierie qui, elles, recevraient les contrats fédéraux. Alors l’idée, c’est de maintenir l’expertise et les emplois au Québec et au Canada. Et ça ne passe pas obligatoirement par le logo SNC-Lavalin», s’est exclamé M. Boulerice, lorsqu’interrogé à ce sujet.

Le NPD a demandé une enquête publique sur le dossier de SNC-Lavalin et des pressions qui auraient été faites sur l’ancienne procureure générale et ministre de la Justice Jody Wilson-Raybould, pour tenter de conclure une entente avec la firme de génie par laquelle elle aurait payé d’importantes amendes mais aurait ainsi évité des poursuites.

Il explique la position de son parti dans ce dossier. «Une entreprise comme un petit café, s’il contrevient à la loi, il va se faire accuser, il va aller en cour. Ce n’est pas vrai que si vous avez des milliers d’employés, vous êtes à l’abri des poursuites criminelles. Sinon il y a deux systèmes de justice», a dit M. Boulerice.

«En même temps, il faut faire en sorte que ces employés-là n’en paient pas le prix» parce qu’ils ne sont en rien responsables des actes de certains dirigeants de la firme de génie, a-t-il rappelé.